Prix Ebony 2020 / Germain N’dri, président de la commission permanente du jury, dit tout

 

Le président de la commission permanente du jury du prix Ebony se prononce sur l’événement qui aura lieu le 22 janvier prochain à Yamoussoukro. Germain N’dri éclaire la lanterne des uns et des autres sur le travail de son équipe.

 

Cela fait combien d’années vous présidez la commission permanente du jury du prix Ebony ?

Cela fait 4 ans que je suis à la tête de la commission permanente des Ebony. Mais avant, nous avons été formés par le Président César Etou, initiateur de la commission pendant plusieurs années. Je vous rappelle que la commission permanente de l’UNJCI est une cellule technique qui comporte beaucoup de rouages. Je saisis cette occasion pour dire merci à César Etou de nous avoir distillé ce savoir.

 

Quel mécanisme avez –vous mis en place pour le traitement des dossiers de candidature ?

Nous avons des techniques et ce sont des choses qu’on ne révèle pas au grand public. Par contre, je voudrais dire que nous faisons un tri après la lecture des articles en session et nous sélectionnons les productions qui respectent les trois grands genres du journalisme et les membres se les partagent selon leur domaine. Par exemple, le président se retire avec les productions radio puis les autres membres qui ont une connaissance approfondie en télévision, en presse écrite et en presse numérique font la même chose pour qu’à la date retenue, nous rediscutions de la qualité des productions retenues par tous les membres de la commission. 

 

Quel temps avez-vous mis pour traitement tous les dossiers ?

La présélection commence le jour qui suit la nuit de la communication. Je voudrais vous dire que nous avons très souvent les documents de ceux qui viennent les déposer à la MPA avant que certains manifestent le désir de postuler. Comme j’ai l’habitude de le dire, tous les journalistes sont candidats à Ebony. C’est pourquoi souvent, nous demandons à certains candidats soit, de venir compléter leur dossier soit de venir le déposer. Le temps n’est pas précis. L’an dernier, nous avons travaillé de 20 heures à 4 heures du matin trois fois pour respecter le calendrier de la Vice-présidente chargée des Ebony.

 

Pensez-vous être prêts pour des résultats sans contestation ?

En tout cas, depuis quatre ans, nous avons organisé Ebony sans contestation. C’est pour éviter des dérapages que nous passons tout travail au tamis avant de les proclamer. Toutefois, s’il y a une ou des contestations, les documents sur lesquelles nous avons travaillé qui demeurent nos témoins, seront consultés ensemble par les deux parties et la vérité sortira. En plus, nous sommes à un concours où la forte note est la plus recherchée. Donc, nous n’avons pas de problème à ce niveau. D’autre part, je voudrais vous signaler que les résultats ne sont pas seulement le fruit du travail de la commission permanente. Il y a un Jury qui est composé de huit membres suffisamment outillés pour se prononcer sur la qualité d’un travail journalistique. C’est pourquoi j’affirme que nous aurons de très bons résultats.

 

Il se raconte qu’il y aurait eu fuite des résultats. Qu’en dites-vous ?

Fuite de résultats ? Que vaut un document non signé et non cacheté ? Il y a eu des fakes news. Mais lorsque le bon résultat est sorti, vous avez vu la différence. La vie est ainsi faite. Lorsque vous faites sérieusement votre travail, il y a toujours des personnes qui cherchent à vous mettre chaque fois des bâtons dans les roues. Cela ne nous a jamais inquiétés.

 

Quels sont les problèmes ou les difficultés rencontrés au cours de votre mission ?

Toutes les missions comportent des difficultés. Il faut savoir les vaincre. Nous savons bien que nous sommes en association. Donc, nous faisons avec les moyens de bord mis à notre disposition pour atteindre l’objectif visé par le Président de l’UNJCI et sa Vice-présidente chargée des Ebony.

 

En tant que journaliste professionnel comment jugez-vous l’ensemble des productions mis en compétition par vos confrères ?

L’année 2020 n’a pas été facile pour les journalistes. La situation sanitaire du pays a fait que nos confrères n’ont pu se déplacer et faire convenablement leur travail. Ils ont tourné en rond presque toute l’année sans pouvoir diversifier les sujets. Ce qui nous fait dire que le niveau cette année est moyen.

 

Etes-vous satisfait du travail effectué par votre commission ou avez-vous des recommandations à faire ?

Si je n’étais pas satisfait, je n’allais pas accepter de transférer les productions aux membres du jury qui sont à la tâche depuis des semaines. Je suis très satisfait du travail abattu par les membres de la commission permanente qui mérite des félicitations parce que la machine est bien rodée. 

 

Souhaiteriez-vous lancer un message particulier au nom de votre Commission ?

L’union nationale des journalistes de côte d’ivoire a gagné en maturité. Donc tous les membres doivent se mobiliser pour garder l’élan et même faire plus pour que cet exemple soit exporté. S’agissant du concours, je souhaite que le meilleur gagne.

A.K.