Côte d’Ivoire / Médias : Les grandes attentes des 170 radios de proximité

L'Union des radios de proximité de Côte d'Ivoire (Urpci) presidée par Karamoko Bamba procédera au renouvellement de ses instances dirigeantes lors de sa 8ème assemblée générale élective (Age), les 29 et 30 janvier 2021 à Divo. Il s’agit du Conseil exécutif, du conseil d’administration et des deux commissaires au compte.

Cette assemblée générale a pour thème : « Les radios de proximité face aux défis du vivre-ensemble en Côte d’Ivoire ». Les 170 radios membres attendent beaucoup de ces assises surtout les résolutions du comité scientifique dirigé par un past-président qui a été mis en place. Leurs préoccupations sont relatives à la manière de rendre les radios de proximité viables et surtout la question de la mobilisation des ressources qui se pose avec acuité. Il sera aussi question de faire adopter le manuel de procédure de l’Urpci.

Karamoko Bamba, président sortant (voir photo) a fait savoir que les radios sont des medias qui sont dans la communauté et proche des populations.

« Nous avons participé à tous les processus de réconciliation », a-t-il informé. Concernant les grandes articulations des assisses de Divo, il a mentionné qu’il sera question d’élaborer un plan d’action qui sera adopté. Aussi, le conseil exécutif fera-t-il le bilan moral et financier de son mandat, le vote du quitus et le renouvellement des instances dirigeantes. Ce qui veut dire que cette assemblée générale sera studieuse.

Selon lui, l’objectif de l’organisation de cette Age à Divo après celle de Korhogo en 2017 permettra au conseil exécutif de se rapprocher davantage des 170 radios membres. Karamoko Bamba a relevé qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession au conseil exécutif.

« Je ne suis pas candidat. J’ai déjà épuisé toutes mes cartes », a-t-il signifié. Karamoko Bamba a noté que depuis 2007, l’Uprci fait de la cohésion de ses membres une priorité.

« Nous avons œuvré de telle sorte que les membres s’approprient l’organisation. Le repositionnement de l’organisation en Côte d’Ivoire et à l’extérieur du pays a été notre priorité. Aujourd’hui, on peut dire que l’union a une grande visibilité et elle trouve les moyens pour doter ses radios membres de matériels et un financement adéquat. Nous travaillons au quotidien pour la professionnalisation des journalistes et animateurs », a-t-il expliqué.

                    Rodrigue K