Côte d’Ivoire / Produits halieutiques : Un besoin estimé à 500000 tonnes

Le besoin en termes de volume de consommation en poisson de la Côte d’Ivoire a été estimé au cours d’un atelier.

La Côte d’Ivoire enregistre une production annuelle de 5000 tonnes de produits halieutiques. Le besoin pour couvrir la consommation des 25 millions d’habitants par an est estimé à environ 500 000 tonnes de poissons. Tel est la quintessence du message livré par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Touré. C’était à l’ouverture de l’atelier de validation de l’analyse de la chaîne de valeur de l’aquaculture du tilapia en Côte d’Ivoire (Fish4acp), le 1er septembre à Cocody.

« Ce sont pratiquement 500 000 tonnes de poissons qui sont nécessaires à la Côte d’Ivoire, pour couvrir les besoins de consommation de sa population estimée à 25 millions d’habitants », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que le poisson constitue la principale source de protéines animales des consommateurs en Côte d’Ivoire. Or la production halieutique nationale ne couvre qu’à peine 20% des besoins du pays. Sidi Touré a ensuite relevé que les importations de produits halieutiques, par an, entraînent d’importantes sorties de devises. 

« Il s’agit d’environ 100 milliards F Cfa tandis que le pays regorge d’atouts naturels pour faire partie des pays leaders dans la production aquacole mondiale », a-t-il signifié.

Initié par l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, le projet Fish4acp se veut un programme de développement durable des chaînes de valeurs de la pêche et de l’aquaculture. Il est financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand. Le représentant de la délégation de l’Ue en Côte d’Ivoire, Stéphane Brossard, a indiqué que l’institution a décidé d’accompagner ce projet à l’échelle de 10 pays africains et du Pacifique, à hauteur de 26 milliards FCfa.

La coopération allemande quant à elle, a contribué pour 6,5 milliards de F Cfa. Ce projet vise à développer l’énorme potentiel d’activités et de croissance économique sur la filière de l’aquaculture dans ces régions.

Narcisse Y