Drame à Nestlé Yopougon / Un agent meurt brulé dans des circonstances mystérieuses

Parti chercher son gagne-pain quotidien, Armand Aka Anoh ne retrouvera plus parmi les siens. Cet homme, agent comptable à Nestlé Cote d’Ivoire, à la zone industrielle de Yopougon depuis 2007, a été retrouvé brulé vif, le jeudi 11 mars 2021, dans des circonstances mystérieuses, selon ses proches.

Agé de 46 ans et père de deux enfants, il ne se doutait nullement qu’il avait malheureusement rendez-vous avec la grande faucheuse. En effet, selon les propos de sa compagne et des membres de la famille, c’est aux alentours de 10 h, qu’Armand Aka Anoh, tentant de faire charger son Smartphone a été brulé vif de la tête aux pieds suite à l’explosion du chargeur du Smartphone. Alertés par ses cris, ses collègues de service accourus vers lui font le constat désolant.

Leur collègue est brûlé jusqu’au troisième degré. Immédiatement transporté au centre des grands brûlés du Chu de Cocody pour une prise en charge, ce dernier décède le samedi 13 mars 2021 des suites desdites brûlures, dans les bras de sa compagne, plongée dans l’émoi.

Les parents du défunt soutiennent ne pas comprendre les circonstances du décès de leur fils. Pour eux, les circonstances de l’accident  d’Armand Aka Anoh résultent d’un phénomène paranormal. Joint par téléphone, la directrice de la communication institutionnelle et des affaires publiques de Nestlé, Mame Pane Sakho, par ailleurs porte-parole de l’entreprise a plutôt fait parvenir sa réaction par mail.

« Le 11 mars 2021, un incendie s’est déclaré sur le site de notre usine de Yopougon, et un de nos collègues a été blessé. Il a été immédiatement pris en charge et conduit au Centre des grands brûlés. Malheureusement, il a succombé à ses blessures deux jours après. Nous sommes très attristés par ce décès. Nous présentons nos condoléances à la famille et aux proches. La sécurité de nos employés est au cœur de nos préoccupations. Nous collaborons avec les autorités compétentes pour déterminer les causes de l’incendie, et nous attendons leur conclusion », a-t-elle expliqué.

K. P.