Côte d’Ivoire / Détection d’un virus ougandais dans l’ouest du pays : Menace sur la production de manioc
Par la circulaire N° 0399 /MINADERPV/DGPSA/DPVCQ du 8 avril 2026, le ministère du Développement rural et des Productions vivrières alerte la population sur la présence d’un virus agressif capable de faire d’énormes dégâts si aucune précaution n’est prise. La présence d’une souche virale dangereuse du manioc (EACMV-Ug) détectée dans l’ouest du pays, menace la production de manioc en Côte d’Ivoire. Ci-dessous la circulaire.
« CIRCULAIRE N° 0399 /MINADERPV/DGPSA/DPVCQ du 08 AVRIL 2026
A l’attention des Acteurs de la filière manioc
Objet : Alerte sur la présence de la souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’est (EACMV-Ug) en Côte d’Ivoire
La présence de la souche ougandaise du virus de la mosaïque du manioc de l’Afrique de l’est (EACMV-Ug) a été confirmée dans la zone ouest de la Côte d’Ivoire.
Cette maladie virale, particulièrement agressive, constitue une menace grave pour la production nationale de manioc, la sécurité alimentaire et les revenus des producteurs.
Elle se propage essentiellement par le matériel végétal infecté, notamment les boutures, ainsi que par les pratiques culturales favorisant sa dissémination.
En Ouganda, dans les années 1990, cette maladie virale a été responsable d’une chute de la production annuelle de manioc de 3,5 millions de tonnes à 0,5 million de tonnes, avec une perte financière annuelle estimée à 36,4 milliards de FCFA. Ce qui a eu pour conséquence une crise humanitaire, due à une famine ayant entraîné la mort de milliers de personnes dans ce pays.
Face à cette situation préoccupante et en l’absence de moyen de traitement curatif contre cette maladie, seules des mesures préventives rigoureuses permettent d’en limiter la propagation.
Par conséquent, tout prélèvement, transport de boutures de manioc en provenance des zones infestées de l’ouest de la Côte d’Ivoire est strictement interdit. Par ailleurs, tout échange formel ou informel entre producteurs est également proscrit.
Les directions déconcentrées de l’ANADER, les institutions de recherche agricole, ainsi que l’Organisation Interprofessionnelle Agricole du manioc sont chargées de faire une large diffusion de la présente circulaire et de veiller à son application stricte.
La Direction Générale des Productions et de la Sécurité Alimentaire compte sur la responsabilité et la vigilance de tous pour préserver le potentiel de production du manioc en Côte d’Ivoire ».





