Moyen-Orient : Les coulisses de la guerre de Trump et Netanyahu à l’Iran
La presse américaine révèle en détail quand et comment le président américain Donald Trump a décidé de lancer une guerre contre l’Iran. On découvre le moment précis et le lieu où il a donné son feu vert, les réunions qui ont fait basculer la situation, et un élément clé : une seule personne dans son entourage a réellement tenté de l’en dissuader. Ces informations proviennent du The New York Times, qui dévoile les coulisses de l’opération baptisée Epic Fury.
Le point de basculement
Tout commence le 11 février, dans le Bureau ovale. Benjamin Netanyahu est reçu par Donald Trump. Depuis des semaines, Israël pousse pour une intervention contre l’Iran et plusieurs scénarios d’attaque conjointe sont déjà prêts. Un mois plus tôt, Netanyahu avait demandé du temps pour renforcer ses défenses antimissiles et déployer des systèmes de protection. Ce jour-là, il estime que tout est en place. Il veut aussi s’assurer que les négociations en cours à Genève avec l’Iran n’aboutiront pas. L’entretien dure près de trois heures. Donald Trump, encore marqué par sa victoire rapide contre Nicolás Maduro, écoute attentivement. Des dates sont évoquées. A partir de ce moment, dans son esprit, la voie diplomatique n’existe plus.
La réunion décisive
Le 18 février, à Washington, Donald Trump réunit son état-major dans la Situation Room. Son vice-président, Jade Evans, initialement opposé à une intervention, change de position et appelle à frapper vite et fort. Le chef d’état-major, le général Kane, met en garde : l’Iran n’est pas le Venezuela, et une guerre entraînera des pertes américaines qu’il faudra justifier.
La seule opposition
Dans cet environnement, une seule voix tente réellement de freiner la décision : celle du journaliste Tucker Carlson. Invité à trois reprises à la Maison Blanche, il met en garde le président et l’encourage à ne pas se laisser entraîner par Israël, mais plutôt à contenir Benjamin Netanyahu. Le 23 février, en quittant la Maison Blanche, il comprend que la décision est déjà prise.
L’ordre final
Le 27 février, à bord d’Air Force One, en route vers le Texas, Donald Trump donne l’ordre officiel de lancer l’opération. Il valide définitivement l’intervention, sans possibilité de retour en arrière. L’attaque était initialement prévue de nuit, mais quelques heures plus tard, la CIA apprend qu’une réunion de hauts responsables iraniens est prévue le samedi matin. La décision est alors prise d’accélérer.
L’attaque
Le samedi matin, en Iran, la journée commence normalement. Les enfants sont à l’école, les adultes au travail. Mais au moment de l’attaque, le guide suprême iranien ne participe même pas à la réunion ciblée. Il se trouve dans son bureau à proximité, attendant d’être informé. C’est à ce moment-là que les missiles frappent.
Source : Rtl matin





