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Derrière l’Ong "Vivre et Servir", se cache une détermination de fer, celle de Kouakou née Alice Yao, experte en sécurité sociale et experte en genre. De la main tendue aux enfants vulnérables au combat pour l'indépendance financière des femmes, la présidente-fondatrice multiplie les fronts. Alors que son organisation engagée dans l'action sociale, sanitaire et communautaire en Côte d'Ivoire, franchit le cap des 2700 bénéficiaires, elle nous a accordé un moment privilégié ce samedi 04 avril 2026. Rencontre avec une femme de conviction qui, entre bilan et perspectives, nous appelle à rejoindre le mouvement.

 

Qu’est-ce qui a motivé la creation de l'Ong “Vivre et Servir” ?

L'Ong “Vivre et Servir” est une organisation à but non lucratif dont le siège est basé à Abidjan Cocody. Elle est enregistrée sous le numéro 1438/PA du 20 août 2024 et dispose du récépissé n° 1671/PA/SG/D1. Sa création part d'un constat simple : beaucoup de familles, de femmes, d'enfants et de malades vivent encore dans une grande précarité sociale, sanitaire et éducative. Nous avons donc souhaité agir de manière structurée par des actions concrètes et durables pour améliorer leurs conditions de vie.

 

Qu'est-ce qui vous a poussée à vous engager dans le social et l’humanitaire ?

C'est avant tout l'observation de la souffrance silencieuse d'une frange importante de la population, l'expérience de ma vie personnelle et ma foi chrétienne. J'ai souhaité transformer l'empathie et la compassion en actions concrètes, utiles et mesurables.

 

Quelle est la mission principale de votre organisation ?

Notre mission est d'apporter assistance, soutien et accompagnement aux populations vulnérables, tout en favorisant l'accès à la santé, à l'éducation et à l'autonomisation économique.

 

Quels sont les domaines d'intervention prioritaires ?

Nous intervenons dans quatre axes principaux : la lLutte contre la pauvreté et assistance sociale ; la promotion de la santé et accès aux soins ; la promotion du genre par l'autonomisation des femmes ; l’éducation, l’excellence scolaire et le renforcement de capacités.

Combien de membres ou d'adhérents compte aujourd'hui l'Ong?

L'organisation s'appuie sur une équipe dynamique composée de 63 membres bénévoles volontaires et de quelques partenaires engagés dans nos actions.

 

Quelles sont les principales actions que vous avez menées jusqu'à présent ?

Nous avons apporté du soutien aux orphelins et enfants vulnérables (Padre Pio, Don Orione, pouponnière d'Adiaké); collecte de sang et bilans de santé; sensibilisation sur le cancer du sein et de la prostate; des formations et financements pour l'autonomisation économique des femmes; du soutien aux malades de la lèpre et d'ulcères de Buruli à l'IRF Adzopé.

 

Combien de personnes ont déjà bénéficié de vos actions ?

Directement, plus de 2 700 bénéficiaires ont déjà été touchés (enfants, santé et formation). Indirectement, le nombre dépasse largement la dizaine de milliers, notamment grâce aux campagnes de sensibilisation en ligne.

 

Quels sont les objectifs que vous vous fixez à court et moyen terme ?

​Nous envisageons d’étendre nos programmes d'autonomisation des femmes (nombre de bénéficiaires et montants alloués) ; de renforcer les actions de prévention sanitaire (dépistages de pathologies graves comme le cancer) ; de multiplier les partenariats institutionnels ; d’accroître notre présence dans les établissements scolaires.

 

Quelles sont vos perspectives de développement pour l'Ong ?

Nous envisageons la création d'un centre de formation pour enfants, jeunes filles et femmes, le lancement de programmes de parrainage éducatif et la mise en place d'un fonds de solidarité.

 

Quels sont les principaux défis auxquels vous êtes confrontés ?

Les défis majeurs sont le financement durable de nos projets, la couverture logistique pour atteindre davantage de zones rurales et le besoin de renforcer notre capacité opérationnelle.

 

Quel message souhaitez-vous adresser à vos membres et bénévoles ?

Je leur adresse un message de gratitude profonde. Sans leur dévouement, leur générosité et leur engagement silencieux, aucune de nos actions n’aurait été possible. Ils sont la force de l'Ong.

​Nous appelons respectueusement nos autorités à avoir un regard attentif sur nos actions afin d'ouvrir des cadres formels de collaboration. Nous invitons les partenaires à soutenir nos initiatives et le grand public à s'engager à nos côtés. Chaque geste peut transformer une vie.

 

Comment peut-on concrètement soutenir votre Ong?

Par des dons (financiers, alimentaires, matériels), par du mécénat, en devenant bénévole ou en relayant nos campagnes sur les réseaux sociaux.

​Propos recueillis par Louis K.