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RÔLE DE FIGURANT. L'opposition ivoirienne est vent debout pour obtenir des conditions d'élections transparentes et équitables.

Le PDCI-RDA et le PPA-CI ont encore remis le courage. L'un et l'autre exigent respectivement la révision de la liste électorale (RLE, en février ou mars 2025) et la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI).

Si la cause n'est pas entendue, la lutte de l'opposition prend des allures de bataille contre un moulin à vent, face à un pouvoir autocratique et complètement autiste.

En effet, le régime ivoirien semble se convaincre d'une toute puissance usurpée. Il sait les conditions dans lesquelles il a arraché le pouvoir en 2010: la fraude, depuis le premier tour avec l'élimination de Konan Bédié, la manipulation et la force militaire. Et il sait comment il se maintient au pouvoir: violence d'Etat, violation des règles et instrumentalisation.

De ce fait, droit dans ses bottes, il n'entend point se faire hara-kiri. Et, imperturbable, il n'entend point changer une équipe qui gagne et un modus operandi à son avantage depuis Youssouf Bakayoko.

Les autorités ont ainsi annoncé les couleurs de leur intransigeance. D'une part, elles ont royalement ignoré tous les arrêts de la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP, juridiction de l'Union africaine) qui, depuis le 18 novembre 2016, ont reproché à la Côte d'Ivoire d'avoir violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial.

D'autre part, le 28 avril 2020, elles ont fait retirer le pays de la déclaration de compétence de cette Cour, qui leur ordonnait de suspendre le mandat d'arrêt international contre Guillaume Soro Kigbafori.

Le régime est, par conséquent, opposé à toute réforme d'une CEI aux ordres afin d'avoir la parfaite maîtrise du processus électoral, de la Commission centrale aux Commissions électorales locales (CEL), toutes contrôlées. Il refuse aussi une RLE en 2025, malgré un budget de 27,588 milliards de nos francs, destiné à cet effet et une faible population électorale (25% de la population totale), qui jette une crise de légitimité sur nos institutions.

Néanmoins, le pouvoir ne triche pas et ne cache pas son jeu, alternant ruse pour user son opposition et saupoudrages dans des dialogues politiques creux.

De son côté, l'opposition, dans son ensemble, se perd dans des zigzags tactiques, où chaque partie se débat pour siéger à la CEI. Elle se découvre ainsi à jouer le rôle de figurant. Elle a déjà lâché le combat pour l'audit d'une liste électorale truffée d'irrégularités et avance sans véritable fil conducteur.

Ainsi, en août 2019, elle a saisi le Conseil constitutionnel pour la réforme de la CEI. En vain. En septembre 2014 et en septembre 2020, le processus électoral n'offrant, à leurs yeux, "aucune garantie de crédibilité", des partis (FPI, PDCI-RDA) et groupes de partis (AFD et LMP) ont momentanément retiré leurs représentants de la Commission centrale pour réclamer la réforme nécessaire, la restructuration et la recomposition de la CEI. Ils n'ont obtenu que des os à ronger pour reprendre leur place, tête basse.

C'est ainsi que le PPA-CI a bénéficié, le 23 février 2023 et à son tour, d'arrangements politiques pour intégrer, moins de deux ans après sa création, la CEI. Le parti est même à la lutte pour un poste de Vice-président pour son représentant.

C'est dans cette ambiance de complicité active que les locomotives de l'opposition ruent dans les brancards. Pour être audibles et crédibles, elles ne commencent pas, toutefois, par le premier geste cohérent: démissionner de cette CEI qui n'inspire plus confiance. Mais l'opposition n'est pas à une contradiction près.

Une contribution de F. M. Bally

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