Côte d’Ivoire / Divo : Le Père Pierre Ablé Dago célèbre 50 ans de sacerdoce et devient Monseigneur
La paroisse Saint Pierre et Saint Paul de Divo a vibré au rythme d’une célébration exceptionnelle, ce dimanche 19 avril 2026 marquant les noces d’or sacerdotales du Père Pierre Ablé Dago, élevé à cette occasion au rang de Monseigneur.
La procession de la messe jubilaire a débuté à 9h45 avec le clergé, suivie d’un moment symbolique fort : cinquante bougies portées par des fidèles de tous âges, représentant les cinquante années de vie sacerdotale du jubilaire. Celui-ci a fait son entrée, entouré du Père Edouard Lakra, doyen du clergé du diocèse de San Pedro, et du Père Raymond Kutua du diocèse d’Abidjan, membre de sa promotion, messe présidée sous les chants de la chorale maîtrise de Divo.
Le Père Paul Yorokpa, curé de la paroisse hôte, a invité les fidèles à l’action de grâce.
« Reconnaissance au Seigneur qui donne sens à notre existence. Que les grâces du jubilé se répandent sur vous. Ensemble, rendons grâce au Seigneur », a-t-il exhorté.
Moment marquant de la célébration, Son Excellence Monseigneur Jean-Jacques Koffi Oi Koffi, archevêque métropolitain de Gagnoa, a présenté le jubilaire à l’assemblée en annonçant son élévation au rang de chapelain, prélat de Sa Sainteté par le pape Léon XIV. Désormais, il porte le titre de Monseigneur Pierre Ablé Dago.
Ordonné prêtre le 19 avril 1976 à Divo par feu Monseigneur Noël Kokora Tekry, le nouveau prélat a lui-même présidé cette messe d’action de grâce, entouré de plusieurs évêques, dont Monseigneur Alexis Touably évêque de Pedro, Monseigneur Honoré Beugré Dakpa évêque de Katiola, Monseigneur Clément Amiézi, évêque d'Odienné, Monseigneur Gaspard Bébi évêque auxiliaire d’Abidjan ainsi que des évêques émérites Monseigneur Boniface Ziri évêque émérite d’Abengourou, Monseigneur Paul Dacoury évêque émérite de Gand-Bassam et de nombreux prêtres, religieux et religieuses venus de divers diocèses.
La cérémonie a également enregistré la présence de personnalités civiles et politiques parmi lesquelles Patricia Yao, directrice de cabinet de la Première dame, Nadine Gnéba, députée de Yocoboué-Lozoua et Adolphine Dagri, députée de Divo sous-préfecture ainsi que des invités venus de Cotonou et de France comme le Père Benoît Nguessan du Diocèse Digne les bains.
Dans son homélie, Monseigneur Alexis Touably a replacé l’événement dans la lumière du temps pascal.
« Jésus est ressuscité. Mais sans le Ressuscité, la vie de l’homme demeure une aventure ambiguë, elle est marquée par la tristesse, l’angoisse et la déception », a-t-il souligné, invitant les fidèles à vivre une foi authentique, loin des dérives telles que le détournement des biens publics.
Poursuivant, il a exprimé le souhait d’un monde plus fraternel : « un monde où l’homme n’est pas un loup pour l’homme, ni un monde où l’homme demeure un lion pour l’homme. Que le Christ ressuscité soit toujours avec nous sur la route de la vie », a-t-il exhorté.
Dans un moment d’émotion, il a invité l’assemblée à applaudir les prêtres. « Lorsqu’un prêtre chante, c’est le Christ lui-même qui chante », a-t-il déclaré.
Rendant un hommage appuyé au jubilaire, il a salué ses cinquante années d’engagement dans la formation sacerdotale, notamment à l’UCAO d’Abidjan et de Cotonou ainsi que son apport au rayonnement de l’Eglise en Afrique de l’ouest.
S’inscrivant dans la pensée de Bernard Dadié, il a rappelé l’appel « Afrique debout », estimant que Monseigneur Ablé Dago a œuvré concrètement dans cette dynamique.
Décrivant le jubilaire comme « l’homme aux deux "B" : bonté et beauté », Monseigneur Alexis Touably a mis en avant son sens de l’équilibre :
« Il sait allier douceur et fermeté. Les excès sont nuisibles. L’équilibre est une excellence », a-t-il affirmé.
Dans une adresse personnelle, il a ajouté :
« Tu mérites une décoration. Regarde tous ces cadres que tu as formés. Nous sommes ta décoration. Le bien que tu as semé, Dieu ne t’oubliera jamais. Tu ne le savais pas, te voici Monseigneur ».
Il a conclu en rendant grâce pour la présence de l’archevêque de Gagnoa :
« Merci Monseigneur Jean-Jacques. Dieu t’a envoyé à Gagnoa pour notre bonheur ».
La cérémonie a pris fin par la remise de dons au jubilaire, dans une ambiance de joie, de reconnaissance et de communion fraternelle.
Rémy Montini Dago





