Côte d’Ivoire / Délimitation des terres rurales : Le directeur régional de l'Agriculture de la Nawa explique le bien-fondé de l’opération
Le directeur régional de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières de la Nawa, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire, explique le bien-fondé de l'opération de délimitation des terres rurales engagée par le gouvernement, mardi 14 Août 2026, à son bureau de Soubré, capitale de la Région.
« Tous les exploitants des terres rurales sont concernés », explique Gérard Boidi N'guetta invitant autochtones, allochtones, allogènes et étrangers à se présenter aux différentes rencontres de sensibilisation dans les villages, car « c'est une opération au bout de laquelle chaque exploitant se verra délivrer un certificat foncier ».
Interrogé sur l'opération de délimitation en cours dans la région de la Nawa à l'instar de toutes les régions de Côte d'Ivoire, Gérard Boidi N'guetta s'est voulu rassurant à l'endroit des sceptiques de l'opération de délimitation des terres, en cours dans le pays.
« Le Programme de renforcement de la sécurisation foncière rurale (Presfor) que l'Etat, par l'Agence foncière rurale (Afor) implémente dans la région de la Nawa, notamment dans les départements de Soubré, Meagui et Buyo, c'est dans le cadre de la délivrance, gratuitement, des certificats fonciers. Et le certificat foncier est délivré au détenteur du droit coutumier reconnu par les communautés villageoises sur le foncier rural. Et les exploitants qui ne bénéficient pas de droits coutumiers, vont bénéficier des contrats sur la base des ententes antérieures à l'opération. C'est une manière de formaliser les ''contrats oraux'' que les exploitants et les détenteurs de droits coutumiers auront passé entre eux. C'est une manière de protéger, de garantir leurs investissements. Voilà, un peu, le bien-fondé de l'opération ».
Qu'en est-il des frères ressortissants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'ouest (Cedeao), notamment les Burkinabè qui, en général, sont réticents à se présenter aux rencontres de ces structures avec les communautés autochtones ?
« Je recommande à nos frères venus d'ailleurs, allochtones comme allogènes, de s'impliquer véritablement, de ne pas avoir peur. Cette opération sécurise tout le monde, détenteurs de droits coutumiers comme de simples exploitants. Et ça clarifie l'état d'occupation de chaque entité. L'Etat est pour nous tous », fait-il savoir.
A.K.





