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Le Prophète Dian est détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) depuis maintenant 16 mois, pour avoir dit une prophétie de la part de son Dieu. Hier à son procès au tribunal de première instance d'Abidjan Plateau, l’homme de Dieu a craché ses vérités au juge. voici le récit.

 

Le juge: Bonjour Monsieur. Avez-vous un conseil (avocat)

Dian: Bonjour président, oui j'ai même cinq avocats mais j'ai décidé de me présenter ce matin seul devant vous parce que j'ai Jésus avec moi.

 

Le Juge: Il n'est pas question de Jésus. Répondez oui ou non.

Dian: si, si, il s'agit de cela, sinon dans quel cadre je serais devant vous. Vous n'allez pas m'arrêter dans le cadre religieux et refuser que je parle de Jésus. Quelle est cette incongruité ?

 

Le Juge: Bon, comme vous voulez! On continue. Reconnaissez-vous avoir donné, sur les réseaux sociaux des informations qui ont tendance à troubler l'ordre public ?

Dian: Monsieur le juge, pour commencer, une prophétie n'est pas une information, c'est une prévention, sur cette base j'aimerais donc prévenir. Ce qui est différent d'informer. Ensuite, en bon français, une information qui a tendance à troubler l'ordre public, monsieur le juge, c'est une hypothèse de votre part. Suis-je en prison depuis 16 mois, pour une simple hypothèse ?
(Le prophète très remonté se lâche)
Le ton levé. Il faut que tout change dans ce pays. Vous n'allez pas continuer d'instrumentaliser notre justice au compte du régime. Trop c'est trop. Sur une simple hypothèse vous me détenez en prison pendant 16 mois. Vous vous cachez derrière une bribe de connaissance du droit avec un français approximatif pour condamner des honnêtes citoyens. (il était méconnaissable après un peu de temps de calme, le juge prend la parole).

 

Le juge: vous avez fini ?

Dian: Non non, je n'ai pas fini. Si c'est pour me condamner à 20 ans faites-le, cela ne me dit rien. Je sais que je sortirai de cette prison un jour. C'est pour vous qui est grave.

 

Le juge: Monsieur taisez-vous, sinon je vous retourne au violon.

Dian: Faites ce que vous voulez, c'est votre droit. C'est aussi mon droit de vous demander de dire le droit. Rien ne va continuer ainsi....

 

Le juge: Amenez-le (s'adressant aux policiers).

 

C'est sur ces mots que les policiers partent avec le prophète dans sa cellule.
La salle était émue, de savoir qu'il avait encore dans ce pays des personnes capables de dire ce qu'elles pensent au risque de leur vie.