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A la suite des experts des Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), les ministres en charge du Genre et des Affaires sociales se sont rencontrés, le jeudi 19 février 2026 à Accra au Ghana dans le cadre de la consultation régionale sur la participation politique et le leadership des femmes et des jeunes en Afrique de l’ouest.

L’objectif de cette réunion ministérielle est de valider le rapport de la réunion des experts et définir la stratégie de plaidoyer pour la déclaration politique de la CEDEAO sur la parité de genre à soumettre pour adoption à la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de juin 2026. La cérémonie de lancement officiel des travaux de cette réunion ministérielle a été marquée par les allocutions de la commissaire Fatou Sow Sarr en charge du Développement humain et des Affaires sociales de la CEDEAO, Chantal Fanny, sénatrice et présidente de l’Association des femmes parlementaires de la CEDEAO (ECOFEPA), Damtien Tchintchibidja, Vice-présidente de la Commission de la CEDEAO, Agnès Naa Momo Lartey, la ministre du Genre, de l’Enfant et de la Protection sociale du Ghana et Isata Mahoi, la ministre du Genre et de l’Enfant de la Sierra Leone.

Dans son discours inaugural, la professeure Fatou Sow Sarr a affirmé que cette réunion ministérielle marque le début d’une action commune forte. Celle-ci donnera le ton pour redessiner le paysage politique de la région en vue d’une meilleure inclusion des femmes et des jeunes les dix prochaines années.

Quant à Chantal Fanny de l’ECOFEPA, elle a souligné que la participation politique et le leadership des femmes et des jeunes sont aujourd’hui un impératif stratégique pour la stabilité et le développement durable de notre région.

Dans son allocution, la Vice-présidente Damtien L. Tchintchibidja a rappelé le poids démographique des femmes représentant plus de la moitié de la population en Afrique de l’ouest. Cette situation implique d’imaginer et de construire délibérément une région où les femmes accèdent librement aux postes électifs et décisionnels et participent de manière significative à l’élaboration des politiques publiques, une région où l’égalité des chances n’est pas un slogan mais une réalité vécue.

Procédant au lancement officiel des travaux de cette réunion ministérielle, la ministre du Genre, de l’Enfant et de la Protection Sociale de la République du Ghana a souligné que ce dialogue ministériel est à la fois louable et opportun pour la région. Ainsi, le Ghana demeure disposé à collaborer étroitement avec la CEDEAO. « Le Ghana demeure engagé à apprendre des autres Etats membres, à partager son expérience et à contribuer activement aux cadres régionaux favorisant un leadership inclusif, la paix et la résilience démocratique », a déclaré S.E. Mme Agnès Naa Momo Lartey.

Après la mise en place du bureau de la réunion et l’adoption du programme de cette réunion ministérielle, l’allocution d’Isata Mahoi, ministre du Genre et de l’Enfant de la République de la Sierra Leone et présidente du Conseil des ministres en charge du Genre de la CEDEAO est revenue sur la nécessité d’un engagement collectif en faveur d’une gouvernance inclusive parce que les voix des femmes et des jeunes sont indispensables à l’avenir de la démocratie en Afrique de l’ouest. Elle constitue une plateforme pour démanteler les obstacles à la participation politique et à tracer une nouvelle voie dans laquelle les femmes et les jeunes ne sont pas seulement des participants mais des acteurs centraux de la prise de décision et du leadership.

Le Legacy project est un projet structurant qui vise à consolider les acquis de la communauté pendant cinquante ans en matière de gouvernance démocratique, tout en posant les fondations d’un cadre régional favorisant l’égalité des chances entre les femmes et les hommes dans la sphère politique.

Retranscrit par B.V