« Nous travaillons à la révision du décret sur la migration et à la régularisation des migrants » Carla Di Quattro, ministère italien de l’Intérieur
Les migrants africains pourraient voir leur situation améliorée dans les jours à venir si l’on en croit Carla Di Quattro du département de l’immigration au ministère italien de l’Intérieur.
« Le ministère est en train de travailler à la révision du décret sur la migration et aussi à la régularisation des migrants qui sont là actuellement », a-t-elle annoncé au siège de l’Association de la presse étrangère, au cours des échanges entre des journalistes ivoiriens, sénégalais, nigérians et tunisiens et leurs confrères de la presse étrangère à Rome, le 14 février dernier pour partager les informations et les bonnes pratiques sur la migration
Cette rencontre à l’initiative de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de l’Association Carta Di Roma, du ministère italien de l’Intérieur se situe dans le cadre de la campagne ‘’Aware migrants’’, et vise à sensibiliser les migrants potentiels aux dangereux périples à travers le désert et la méditerranée.
Le projet ‘’Aware migrants’’, a fait savoir Carla Di Quattro, continue en diversifiant les messages à la radio, à la télévision, dans les documentaires, les ateliers et même au cinéma.
« Cela nous permet de développer le dialogue entre journalistes italiens et africains. ‘’Aware migrants’’ est complémentaire à d’autres initiatives de coopération entreprises par le gouvernement. Il comprend un aspect de prise de conscience, de sensibilisation relatif aux risques de voyage par les migrants », a expliqué Carla Di Quattro.
‘’Aware migrants’’ vise donc à faire en sorte que ceux qui veulent partir, sachent les conditions, le type de voyage et les dangers auxquels ils sont exposés. C’est pourquoi, selon Flavio Di Giacomo, il convient de créer des connexions entre journalistes de différents pays d’origine, de transit, d’accueil, partager les informations et connaître les personnes concernées par la migration.
Pour Valerio Cataldi, président de l’Associazione Carta Di Roma, « il faut partager les expériences pour comprendre le phénomène migratoire, il faut être à l’écoute des uns et des autres, avoir un langage plus sensible, plus compréhensible et plus concret ».
C’est pourquoi, les participants ont été unanimes sur le fait que la presse italienne doit approfondir ses connaissances sur la presse étrangère africaine.
« Un pays où le niveau de la haine, le discours de la haine contre les migrants est élevé, si on ne parle pas de la même façon des faits, on est raciste », a tranché Roberto Natale, responsable social de la chaine Rai.
Il ne s’agit donc pas, selon Ryan Schroeder de l’Oim Bruxelles, de « bloquer les migrants mais de sensibiliser pour la migration régulière ».
Alexis Tanoh à Rome en Italie





