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Claver Taki, leader de la jeunesse, Abel Guéi Tia, juriste et Madame Troh, présidente du comité de base du Pdci du camp Galiéni, tous habitants de la commune du Plateau, ont appelé le ministre de l’Intérieur à prendre des mesures administratives conservatoires contre le maire du Plateau contre qui pèsent des soupçons de détournements de deniers publics.

 

Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée, hier à la Maison de la presse au Plateau, les plaignants ont marqué leur étonnement face à la présence continue du député Jacques Ehouo à la tête de la commune alors qu’il a été inculpé par le juge d’instruction et surtout alors que le ministre Sidiki Diakité avait promis au cours d’une rencontre avec les conseillers municipaux qu’il allait le suspendre à cause de ces faits mis à sa charge.

 

« Nous demandons au ministre Sidiki Diakité de suspendre Jacques Ehouo pour doute raisonnable pour qu’il aille se faire blanchir à la justice », a estimé Claver Taki, le plaignant dans l’affaire Akossi Bendjo.

 

« Le ministre de l’Intérieur a déjà reçu tout le conseil municipal afin de mettre les conseillers devant leurs responsabilités face au risque de révocation immédiate qui pèse sur Jacques Gabriel Ehouo au cas où il serait élu maire. Malgré cela, certains conseillers défient le gouvernement en élisant Jacques Ehouo en qualité de maire de la commune du Plateau qu’il dirige depuis le 16 mars 2019. Cette situation incongrue est inacceptable pour nous et nous la rejetons fermement », a martelé Claver Taki de plus en plus menaçant.

 

« Nous tenons à dire que n’accepterons aucun arrangement politique fut-il de voir Jacques Ehouo militer au Rhdp car ce parti n’est pas le repaire des personnalités indélicates qui cherchent protection. Si le gouvernement acte l’installation de Jacques Ehouo, nous lui demanderons de faire cesser toutes les poursuites contre son prédécesseur Akossi Bendjo poursuivi pour les mêmes délits », a-t-il tempêté.

 

Aussi, Claver Taki et ses amis ont appelé les autorités ivoiriennes à prendre des mesures au sens de rassurer les populations et les opérateurs économiques de la commune du Plateau. « Nous appelons à la vérité et à la justice, à la prise de mesures prescrites par la loi pour ramener la quiétude au sein des populations, du personnel communal et des opérateurs économiques de notre cité qui ont tant souffert ces vingt dernières années de l’action de la municipalité sortante », ont-ils clamé.

  1. A.   K.