Côte d’Ivoire / Appels incessants au boycott des élections locales : Le gouvernement brandit la fermeté
A la suite des menaces proférées par l’opposition contre le scrutin du 13 octobre prochain par les partis, le gouvernement a choisi de jouer la carte de la fermeté.
Le corps électoral est appelé aux urnes, le 13 octobre prochain pour renouveler les Conseils municipaux et régionaux à travers la Côte d'Ivoire. Pour ce faire, la Commission électorale indépendante (CEI), a rendu publique, depuis mardi dernier la liste des candidats retenus pour ces joutes des municipales et régionales. Mais contre toute attente, le Pdci et des partis d’opposition ne cessent d’appeler au boycott du scrutin. Ainsi, de sérieuses menaces planent sur ces élections municipales et régionales. En témoigne la sortie de "Ensemble pour la démocratie et la souveraineté" (Eds), une plateforme de l'opposition qui refuse jusque-là de prendre part à toute élection organisée par la Cei dans sa forme actuelle. Appelant à la réforme de l’institution électorale ici et maintenant, c’est-à-dire avant les élections du 13 octobre prochain. Face à cette attitude, le gouvernement a décidé de jouer la carte de la fermeté. Selon nos sources, des instructions fermes ont été données pour éviter tout trouble avant, pendant et même après la période électorale. Les arguments qui ont été évoqués c’est que l’actuelle Cei est le fruit d’une collaboration avec le ‘’National democratic institut’’ (Ndi). Jusque-là, la Cei est composée de 1/3 de représentants administratifs, 1/3 de représentants de la société civile et 1/3 de représentants des partis politiques. Dans sa configuration actuelle donc, la Cei est une structure consensuelle et par conséquent légale et légitime. La réforme dont il est question ne demande pas la mise en cause systématique de la Cei mais plutôt une recomposition avec une forte dose de membres de la société civile. Cette contestation fantaisiste atteste clairement de la volonté de la tendance rigide de l'opposition de ne pas aller à ces élections et d’instaurer la chienlit pour assouvir son dessin inavoué. Or, en dehors de l’élection présidentielle de 2010, toutes les autres élections organisées par la Cei, version Youssouf Bakayoko, ont été une réussite et jamais contestées. Il n’y a donc pas d’arguments qui tiennent quant à un boycott actif des élections en Côte d’Ivoire.
F. N.





