cote-divoire-zadiahio-lundi-de-paques-lamour-devient-le-visage-du-ressuscite.jpg

Dans le cadre de la “Galilée 2026”, au lendemain de la célébration de la fête de Pâques, à Zadiahio (département de Guibéroua, centre-ouest), l'amour devient le visage du Ressuscité. Dans une homélie qu'il a livrée, le Père Rémy Montini Dago a profondément interpellé les fidèles à vivre concrètement la Résurrection du Christ dans leur quotidien.

Dans une ambiance marquée par la ferveur et la fraternité, les chrétiens venus notamment de la cité villageoise de Zadiahio et des autres communautés, ont effectué un déplacement symbolique pour se retrouver à Petit-Bouaké. Un geste que le célébrant a interprété comme une démarche spirituelle forte.

« La rencontre avec le Ressuscité suppose toujours un mouvement, une sortie, un déplacement intérieur et extérieur », a-t-il souligné. Il a établi un parallèle avec les femmes au tombeau et les disciples appelés à quitter leurs certitudes pour aller à la rencontre du Christ vivant. 

“Allez en Galilée” : un appel à vivre la foi dans le concret

Au cœur de son message, le prêtre a insisté sur l’invitation du Christ :

« Allez en Galilée, c’est là que vous me verrez ».

Pour lui, la Galilée ne se limite pas à un espace géographique mais représente le lieu de la vie quotidienne : les relations humaines, les joies, les épreuves et les engagements de chaque jour.

« C’est dans notre vie ordinaire que le Ressuscité nous attend », a-t-il expliqué. Il a invité les fidèles à reconnaître la présence du Christ dans les réalités simples de l’existence.

Voir le Ressuscité à travers les gestes d’amour

En abordant la question de la manifestation du Christ ressuscité, le Père Dago a rappelé que celui-ci ne se voit pas avec les yeux du corps mais avec ceux de la foi.

Selon lui, le Christ se rend présent à travers les actes concrets d’amour et de solidarité :

« Chaque fois que quelqu’un tend la main, console, relève ou pardonne, c’est le Christ lui-même qui agit », a-t-il soutenu.

Un message qui recentre la foi chrétienne sur l’engagement quotidien et la charité vécue.

Des chrétiens appelés à être signes de Dieu

En poursuivant son homélie, le célébrant a exhorté les fidèles à devenir des témoins vivants de l’amour du Christ dans un monde marqué par les tensions et les blessures.

Il a ainsi appelé chacun à être « visage de paix et d'amour », « porteur d’espérance » et « témoin de lumière », afin que toute personne rencontrée puisse percevoir, à travers eux, la présence de Dieu.

Une fraternité vécue comme signe de la Résurrection

Le rassemblement s’est également distingué par un moment de convivialité et de partage entre les communautés, notamment autour d'un repas, d'un concours de danses et d’un pique-nique fraternel.

Le Père Dago a salué l’accueil de la communauté dite « Petit Israël » de Petit-Bouaké, soulignant que cette communion fraternelle constitue en elle-même un signe concret de la Résurrection.

« Là où il y a la joie partagée, la fraternité vécue et l’amour sincère, le Christ est présent », a-t-il affirmé.

Un peuple en mission

En définitive, le prêtre a rappelé que le mystère pascal ne s’arrête pas à la célébration liturgique, mais ouvre à une mission.

À l’image des femmes et des disciples envoyés après leur rencontre avec le Ressuscité, les fidèles sont appelés à annoncer que le Christ est vivant, non seulement par leurs paroles, mais surtout par leur manière de vivre.

« Que chacun devienne un missionnaire de la Résurrection dans sa famille, son travail, son quartier », a-t-il lancé.

Dans un monde en quête de repères, ce message de Pâques résonne comme un appel à incarner concrètement la foi, en faisant de chaque geste d’amour un signe visible de la présence du Christ ressuscité.

Rémy Montini Dago