Côte d’Ivoire / Vague de perquisition chez les leaders de l’opposition : La CDRP se dresse contre le pouvoir d’Alassane Ouattara
La coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) marque son indignation devant l’ensemble des événements et dérives dictatoriales répétées du régime RHDP-unifié. Qui viole constamment la constitution et les principes élémentaires de la démocratie et de l’Etat de droit.
Elle a fait une déclaration qui a été lue par Ouattara Gnonzié, ce vendredi au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) à Cocody. Ce, à l’annonce faite par Richard Adou, procureur de la République relativement aux armes et des munitions qui auraient été découvertes, sans autres précisions au domicile du candidat Guillaume Soro.
La CDRP se dresse par ailleurs contre le pouvoir d’Abidjan qui a entamé une vague de perquisitions aux domiciles des leaders de l’opposition. Hier, les domiciles de Narcisse N’dri, directeur de cabinet du président Henri Konan Bedié et de Me Affoussiata Bamba Lamine, ancienne ministre de la Communication et proche de Guillaume Soro ont étévisités par les hommes du régime.
Un mandat d’arrêt international a été lancé contre Guillaume Soro pour tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat, le 23 décembre 2019 alors que ce dernier rentrait au pays après plusieurs mois passés en Europe où il avait déclaré ouvertement sa candidature pour les joutes électorales de 2020.
Selon le conférencier, plusieurs collaborateurs de Guillaume Soro dont 5 députés, un maire, un ancien ministre et 2 présidents de partis politiques membres de leur coalition ont été interpellés par des éléments encagoulés et conduits à la direction de la surveillance du territoire (DST).
Il a par ailleurs relevé que ces personnalités membres des partis d’opposition ont été déférées au parquet le 24 décembre 2019. Elles ont été inculpées puis placées sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) pour trouble à l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles et atteinte à l’autorité de l’Etat.
Au regard de ces abus graves, la coalition demande au gouvernement de renoncer à ces pratiques d’un autre âge, pour un climat social paisible. Car les Ivoiriens rejettent le climat de terreur instauré par le pouvoir actuel.
La CDRP exige donc la libération immédiate de toutes les personnalités politiques et militants arrêtés et le retour sans condition de tous ceux qui sont contraints à l’exil (Guillaume Soro, Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé..).
Fieni Tié





