Côte d’Ivoire / Un pro-Soro rappelle à Ouattara les dernier gestes à poser pour guérir la Côte d’Ivoire
Après avoir renoncé à briguer un troisième mandat, Alassane Ouattara doit poser un dernier acte pour rassurer les Ivoiriens. Pour Mamadou Traoré, un proche de Guillaume Soro, le chef de l’Etat ivoirien organiser des élections transparentes et crédibles, former une commission électorale indépendante équilibrée, arrêter les poursuites contre certains candidats déclarés. Ci-dessous, les propositions de Mamadou Traoré
Le Président Alassane Ouattara vient de parler.
Il vient de mettre fin aux spéculations sur sa candidature en Octobre 2020.
Il vient de rentrer dans l'histoire, par l'une de ses grandes portes, en renonçant à briguer un troisième mandat malgré la volonté de ses suiveurs.
Il vient de donner une chance de réalisation à l'un de mes rêves pour la Côte d'Ivoire.
Celui de faire une passation de charges entre un Président entrant et un Président sortant.
Bref,il vient de poser un acte historique et un acte d'apaisement.
La peur des ivoiriens face aux échéances d'Octobre 2020 va baisser d'un cran.
Je voudrais sincèrement le féliciter pour cet acte qu'il vient de poser.
Il a posé un acte important dans le cadre de l'avenir de la Côte d'Ivoire.
Il lui reste à poser un acte non moins important.
Celui d'organiser des élections ouvertes, transparentes et crédibles.
C'est à la suite de telles élections que son vœu d'organiser une passation de charges entre lui et son successeur pourrait être une réalité.
Et les conditions d'organisation de telles élections imposent au Chef de l'État de mettre en place une CEI équilibrée et digne de confiance.
Les conditions d'organisation de telles élections lui imposent également de mettre fin à sa volonté d'empêcher Guillaume Soro, un candidat de poids, d'être candidat.
Parce que tous les ivoiriens savent que cette accusation de coup d'État portée contre Guillaume Soro est une tentative bien connue des dictatures africaines de l'écarter de la compétition électorale présidentielle.
Enfin, les conditions d'organisation de telles élections lui imposent de mettre fin à la détention des hommes de Guillaume Soro, de mettre fin à l'exil des proches de Bedié, à celui de Laurent Gbagbo et de Blé Goudé au cas où la CPI les relaxait définitivement.
Bref, les conditions d'organisation de telles élections recommandent qu'il crée autour de ces élections un climat apaisé.
Il a fait un grand pas en renonçant à sa candidature.
Il lui reste à poser d'autres pas importants afin de guérir la Côte d'Ivoire des graves crises politiques qui ont fragilisé son projet de bâtir une nation.
Une fois de plus bravo au chef de l'État pour cette décision qu'il vient de prendre.
Mes frappes chirurgicales ne porteront plus sur lui tant qu'il restera dans la posture de celui qui veut faire en sorte que la Côte d'Ivoire ne connaisse plus de crise postélectorale.
Cependant, je ne manquerai pas de dénoncer sa gouvernance et son bilan.
Car ce sont sur ces deux aspects que son candidat s'appuiera pour tenter de se faire élire.
Nous serons là pour rendre la tâche difficile, sur le plan démocratique, à ce candidat qu'il nous proposera.





