Côte d’Ivoire / Sur le chemin de la présidentielle 2020, Assoa Adou choisit la clandestinité
Le secrétaire général de l’aile dure du Front populaire ivoirien (Fpi) baptisée ‘’ Assoa Adou, ne pourra plus mener sereinement ses activités politiques. Le fer de lance des ‘’Gbagbo ou rien’’, (Gor) a choisi le chemin de la clandestinité après avoir refusé de se présenter à la préfecture de police pour être entendu sur une affaire le concernant.
Le fils de Sankadiokro,( Abengourou), Assoa Adou, 75 ans, vit désormais caché. Le numéro 2 des Gbagbo ou rien (Gor) a maille à partir avec la justice de son pays.
Convoqué à la préfecture de police d’Abidjan, le lundi 23 mars 2020 pour affaire le concernant, Assoa Adou ne s’y était pas rendu car pour ses avocats, en tant qu'ancien ministre et ancien député, il y a un vice de procédure. Argument qu’a vite balayé du revers de la main une personne proche du dossier jointe au téléphone
« Avec tout le respect que nous avons pour ces avocats, ils ne disent pas vrai. Je ne veux même pas engager un quelconque débat avec eux. Mais, nous leur demandons de juste demander à leur client d’aller déférer à la convocation. Il ne sait même pas pourquoi, on lui demande de se présenter à la préfecture de police. Ou bien se reproche t-il quelque chose. C’est pour son bien qu’il aille se faire accompagner de ces valeureux avocats s’il le souhaite », a confié cet interlocuteur, un fin procédurier.
Assoa Adou, l’un des orateurs du meeting de l’opposition tenue à la place Jean-Paul II de Yamoussoukro, le dimanche 15 mars 2020, ne fait plus de sortie publique. Il s’est visiblement auto-confiné. Après avoir harangué la foule au chevet de la Basilique avec des propos jugés plus ou moins graves, Assoa Adou ne veut plus mettre le nez dehors. Il a vraisemblablement peur de répondre de son appel et de ses conséquences.
Une horde d’individus proches de lui s’amassent quotidiennement à son domicile pour disent-ils servir de boucliers et empêcher son interpellation. La justice n’attend pas se laisser émouvoir par tout ce ‘’vuvuzela’’.
« Tôt ou tard, il viendra répondre à cette convocation. S’il peut continuer à vivre le reste de ces jours caché tant mieux », a terminé le collaborateur du chef du parquet.
En un mot comme en mille, Assoa Adou est sur le coup d’une interpellation. Partout où il sera aperçu, force est donnée aux forces de sécurité et de défense de l’interpeller et le conduire devant le parquet.
Y. C.





