Côte d’Ivoire / « On étouffe la vérité dans cette affaire…il y a trop de contradictions dans les dires du procureur », affirment les avocats de Jacques Mangoua
Me Luc Adjé, porte-parole du collège d’avocats de Jacques Mangoua, Vice-président du plus vieux parti ivoirien a réagi, ce soir à la maison du Pdci-Rda à Cocody, suite à la sortie du procureur Koné Braman sur les antennes de la Rti.
Ce, relativement au transfèrement de Jacques Mangoua à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) et de son procès qu’il qualifie « d’extrapolation dangereuse et politisation ».
Le procureur Koné Brama est, selon lui responsable de ce qu’il a dit après le procès sur les antennes de la Rti.
« Bouaké est un carrefour important car nous sommes à l’orée des élections présidentielles de 2020. L’essentiel, c’est d’abord la recherche de la vérité mais ici on étouffe la vérité. Il y a des choses que nous ne pouvons pas laisser sous silence. Il y a trop de contradictions dans les faits relatés par le procureur de Bouaké. C’est pourquoi, je dis que ce procès me fait peur », a-t-il fait savoir.
Selon lui, son client a été arrêté le 27 septembre 2019 et il a fait plus de 48 heures de détention, avant qu’il ne soit entendu le 30 septembre.
A l’analyse du dossier, le procureur de Bouaké s’est précipité sur cette procédure. Alors qu’à la veille, son client a saisi le procureur en lui signifiant que la personne qui a déposé cet arsenal (lot de machettes) aurait été identifié après une enquête minutieuse des villageois.
Me Luc Adjé et ses collègues, comptent faire appel dans les jours à venir pour que lumière soit faite sur cette affaire qui défraie la chronique depuis quelques jours en Côte d’Ivoire.
Dans l’affaire de « détention illégale de munitions de guerre et d’armes blanches » qui l’oppose au procureur de Bouaké, le président du Conseil régional du Gbêkê et Vice-président du PDCI-RDA a été condamné par le tribunal à 5 ans de prison ferme au terme d’un procès expéditif, le 3 octobre dernier.
R. K.





