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L’ancien ministre des Affaires étrangères, aujourd’hui en rupture de ban avec le pouvoir d’Abidjan, va-t-il connaître le même sort que l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne ?

Ce procès pour détournement de deniers publics, recel de fonds publics et blanchiment de capitaux qui a vu Guillaume Soro, président de Génération et peuples solidaires (GPS) condamné à 20 ans de prison ferme, ce mardi 28 avril 2020, n’a pas encore livré ses secrets.

Au cours de ce procès, les noms des ministres Marcel Amon Tanoh et feu Charles Koffi Diby ont été cités par le notaire témoin maître N'guessan N'guessan :

"J'ai été approché par les ministres Marcel A mon Tanoh et Charles Diby Koffi. Ils m'ont demandé de faire l'acte de vente au profit de Guillaume Kigbafory Soro", a révélé le notaire.

Est-ce que vous saviez que les fonds destinées à l'achat de la résidence provenaient des caisses de l’Etat ? Est-ce que cela se passe comme ça ?

En réponse à ces questions du Président du Tribunal, le témoin déclare : "J'avais affaire à des hommes d'Etat. C'était une procédure normale".

Le Tribunal a jugé tout comme les avocats de l'Etat et le parquet, cette procédure anormale d'autant plus que l'Etat possède une structure assermentée pour ces genres de transactions, la Société de gestion du patrimoine immobilière de l'Etat (SOGEPIE).

"C'est Amon Tanoh qui a souhaité la création de société le 27 juin 2007 pour acquérir le bien ", accuse le notaire

Au terme du procès, à la question de savoir si l'ancien ministre des Affaires étrangères fera l'objet de poursuites, l'avocat de la partie civile a indiqué que ce dernier n'est pas impliqué dans le dossier.

Tout comme Guillaume Soro, Marcel Amon Tanoh a quitté le RHDP du président Ouattara.