Côte d’Ivoire / Condamnation de Guillaume Soro : L’opposition ivoirienne condamne « cette autre dérive du pouvoir RHDP unifié »
La Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) et l'Union pour la République et la démocratie (URD), opposition ivoirienne, ont dénoncé, dans une déclaration conjointe publiée, ce mercredi 29 avril « l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir RHDP Unifié, avec pour seul objectif, de fausser les règles du jeu démocratique en empêchant, par des artifices juridiques, la candidature de ses adversaires politiques à l’élection présidentielle d’octobre 2020 », réagissant au procès ayant abouti à la condamnation du président de Générations et peuples solidaires (GPS) par la justice ivoirienne.
Ils ont également condamné « cette autre dérive du pouvoir RHDP unifié qui a autorisé la tenue de ce pseudo procès, en dépit de l‘ordonnance de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, une juridiction internationale dont les compétences ont été reconnues par la Côte d’Ivoire ».
Pour la CDRP et l’URD, « la tenue d’un tel procès est une véritable défiance à la justice internationale ». En effet, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) avait dans une décision rendue le 22 avril 2020, ordonné à l’Etat de Côte d’Ivoire, la suspension du mandat d’arrêt lancé contre Guillaume Soro et la libération de ses proches encore sous mandat de dépôt. La suite, la justice ivoirienne s’est précipitée pour organiser un procès qui a vu la condamnation de l’ancien président de l’Assemblée nationale à 20 ans de prison ferme.
Tirant toutes les conséquences de cette situation, l’opposition ivoirienne invite le gouvernement ivoirien à « se ressaisir et à éviter de détruire l’image de marque de la Côte d’Ivoire, pionnière de la mise en place de toutes les organisations régionales, continentales et des Casques bleus de l’ONU, par l'application stricte des mesures de la dernière ordonnance de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relativement à la Côte d’Ivoire; à arrêter les poursuites intempestives et les tracasseries à l’encontre de personnalités politiques de l'opposition et à libérer tous les prisonniers politiques et militaires ».
A.K.





