Côte d’Ivoire / « Amadou Gon est un bon élève du Président Ouattara », selon Rémi Dion, maire de Sangouiné, président de ‘’Rhdp Tonkpi rural’’
A quelques mois des élections présidentielles d’octobre 2020, le maire de la commune de Sangouiné, Rémi Dion, délégué sous-préfectoral et communal du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) a décidé de prendre des initiatives personnelles en vue de rapprocher les militants du parti. Le président ‘’Rhdp Tonpki rural’’ lève un coin du voile sur la stratégie de mobilisation de son mouvement et se prononce sur le débat sur la Commission électorale indépendante (Cei) non sans évoquer les chances que représentent le président Alassane Ouattara et le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour la Côte d’Ivoire.
Vous êtes le président du mouvement Rhdp Tonpki rural. Pourquoi rural et qu’est-ce qui a motivé sa création?
Ce mouvement est rural parce qu’il s’adresse aux populations des villages et campements. Il a été mis en place pour pallier le manque de communication entre les populations de nos villages et rendre compte chaque fois qu’il y a des décisions et des informations au niveau de la direction du parti. Ce n’était pas le cas auparavant avec les animateurs que nous connaissons tous et que je ne citerai pas ici.
Comment les populations rurales ont-elles accueilli ce mouvement ?
Depuis le lancement de ce mouvement, nous avons enregistré une grande adhésion dans tous les 5 départements du Tonkpi. Nous sommes en train de finaliser l’acheminement au bureau de permanence à Sangouiné où nous avons installé un bureau d’enregistrement des comités de base dans chaque village des 5 départements du Tonpki. Les populations ont bien accueilli ce mouvement car à l’approche des élections, nos militants avaient besoin de démenti sur des faits et choses entendus. C’est aussi l’un des objectifs à atteindre au niveau du bureau du Rhdp Tonkpi Rural : démentir les rumeurs et accusations.
Quelles sont les grandes actions qui ont été déjà posées par votre mouvement ?
Nous sommes en tournée depuis la création. Nous avons déjà visité 8 villages avec des dons et nous préparons une tournée les 26, 27 et 28 février 2020 dans 4 villages du Tonkpi pour communier avec la population et annoncer la vivacité du Rhdp et sa victoire aux élections en octobre 2020. Il y aura encore des dons au cours de ces tournées.
Comment préparez-vous la présidentielle d’octobre 2020 ?
Pour aller aux élections, il nous faut des électeurs. Nous sommes donc à l’étape des recensements et nous aidons nos militants à avoir « leurs papiers ». Et cela passe par la phase de sensibilisation pour obtenir ces papiers et aller voter aux élections. Le Rhdp du Tonkpi Rural amène ses militants à comprendre le bien-fondé de la carte nationale d’identité.
Etes-vous de ceux qui réclament la candidature du président Alassane Ouattara ?
Bien sûr ! Parce que c’est notre leader et nous le soutenions dès le début dans toutes ses activités et jusqu’à son accession au pouvoir. Et pourquoi pas un 3ème mandat ? Si ça ne dépendait que de nous, nous opterions pour un 3ème mandat mais comme nous l’avons dit c’est le parti et surtout lui-même qui décident.
Pensez-vous que le Premier ministre Gon Coulibaly peut-il tenir le coup si le président Ouattara n’est pas candidat ?
Bien sûr que oui. Le Premier ministre a été un brillant fonctionnaire de ce pays. Il connait bien la Côte d’Ivoire et le pays profond. Il a beaucoup de relations à l’extérieur et nous pensons qu’il est bon élève du Président Alassane Ouattara. Il peut donc tenir le bateau ivoire. Nous le soutenons chaque jour et nous allons le faire tous les jours.
L’opposition s’oppose toujours aux conclusions sur la Cei. Alors que le gouvernement soutient que les débats sont clos. Quel est votre avis ?
Depuis le début des débats et les processus pour l’élaboration des textes sur la CEI, nous avons toujours constaté que l’opposition s’éloigne et cherche à faire la politique de la chaise vide qui ne paye d’ailleurs pas. Ce comportement est très difficile à partager avec les Ivoiriens parce que nous voulons aller aux élections et l’opposition doit être responsable. Nous pensons que si les débats sont clos c’est que le contenu du débat a été vidé mais la question qui se pose est de savoir de quelle opposition il s’agit car il y a des partis politiques de l’opposition qui ont participé au débat jusqu’à la fin. Les autres partis politiques qui ont refusé ce débat doivent s’en prendre à eux-mêmes. En ce qui concerne le Rhdp, nous avons participé au débat et nous pensons que vu les positions, le débat est clos.
Par A.K. et le sercom





