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Le procureur de la République près le tribunal d’Abidjan-Plateau a livré, ce mardi des secrets dans les dossiers judiciaires contre Guillaume Soro, au cours d’une conférence de presse.

 

lls sont 19 individus dont 2 officiers supérieurs,  12 sous-officiers et 5 civils qui ont été interpellés et 15 mis aux arrêts dans le cadre de l'instruction judiciaire ouverte par Victor Coulibaly Ousmane, doyen des juges d'instruction dans l'affaire de tentative et complicité d'atteinte à la sûreté de l'Etat contre Guillaume Soro Kigbafori, ancien président de l'Assemblée nationale et complices.

L'information a été donnée, hier mardi 5 mai 2020 par le procureur de la République près le tribunal d'Abidjan, Richard Adou Christophe. C'était au cours d'une conférence de presse organisée au tribunal d'Abidjan-Plateau.

Le chef du parquet a indiqué que la procédure suit son cours et a connu des avancées notables. Il a révélé qu’un des suspects a pris la poudre d’escampette.

C’est le nommé Souleymane Zebré qui aurait prêté ses véhicules pour le transport des armes du siège de générations et peuple solidaire (Gps) à Assinie.

Notamment 50 fusils de type kalachnikovs Ak-47, 12 lance-roquette Rpg, 4 fusils mitrailleurs Fm et 1 millier de munitions et obus correspondant aux armes découvertes.  Adou a également évoqué l’affaire contre Koné Kamaraté et autres pour détournement de deniers publics portant sur la somme de 1,5 milliards Fcfa pour complicité de détournement de deniers publics, recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

Sur cette affaire qui a connu son dénouement, le 28 avril dernier avec la condamnation à 20 de prison de l'ex-chef rebelle. Le magistrat debout, Adou Christophe a mentionné que toutes les étapes d'un procès dans un Etat de droit ont été respectées citant avec des dates, les démarches judiciaires effectuées. Le procureur a précisé que tous ceux qui sont impliqués dans ces affaires seront entendus et jugés.

« Tous ceux qui ont été cités seront poursuivis. Personne n’est au-dessus », a craché vertement le praticien du droit. En voulant certainement mettre fin à certaines supputations, le conférencier a fait cet éclairage : «  Le recel est une infraction autonome. Pour poursuivre un receleur, on n’a pas besoin de savoir qui a commis le vol ».

Y. C.