Côte d’Ivoire / Hamed Bakayoko porte plainte contre Vice Media, ‘’la Guêpe’’ et Kirya Doukouré
Elle était très attendue. C’est désormais chose faite. Hamed Bakayoko a porté, comme annoncé, plainte contre le média canadien Vice media dont deux journalistes ont révélé dans une enquête sur le trafic de drogue sur le littoral, l’implication du ministre ivoirien de la Défense.
A la suite de publications jugées diffamatoires à son encontre, le ministre d’Etat a saisi son conseil d’avocats aux fins de porter plainte contre la société Vice media mais aussi contre ceux qui ont relayé l’information comme Kyria Doukouré et l’activiste pro-soro connue sous le nom de "la guêpe".
Le courrier a été confirmé par le ministre lui-même sur les réseaux sociaux.
« Pour la sauvegarde de ses droits, M. Hamed Bakayoko a déposé une plainte le
23 juin 2020 enregistrée sous le numéro S/N1138CF/PRAP/TPI entre les mains
du procureur de la République près du tribunal de première instance d’Abidjan
en vertu de l’article 99 de la loi n2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime
juridique de la presse » indique dans son communiqué Me Niamkey Marie-Irêne du cabinet Virtus Avocats.
Ces plaintes sont contre la Société Vice Media ayant pour directeur de
publication Mme Naney Dubuc, la Société Vice Belgique ayant pour DP Mme,
Souria Cheurfi, la société Vice France ayant pour DP Arial Wizman, les
journalistes de Vice Média, Bauwens Daan Jan et Ibekwe Nicholas Léonard
auteurs de l’article.
Deux autres plaintes ont également été déposées contre l’ivoirienne Camara
Maimouna alias La guêpe, domiciliée au Maryland, aux USA et contre X plus
connu sous le nom de Kyria Doukouré.
En matière de délit commis via internet, « la jurisprudence en droit International
privé reconnait la compétence des juridictions du lieu ou la victime a le centre
de ses intérêts pour apprécier l’impact du contenu mis en ligne et donc le
dommage. Le lieu ou la victime a le centre de ses intérêts correspond le plus
souvent au lieu de sa résidence habituelle », rappelle les avocats.
A.K.





