Côte d’Ivoire / Après l’attaque djihadiste dans le nord, les populations de Kong et de Kofolo révoltées contre les Peulhs soupçonnés d’être responsables
Dans la nuit du jeudi 11 juin 2020, aux environs de 3 heures du matin, les forces mixtes (armées et gendarmerie) au poste de de Kafolo, dans la sous-préfecture de Sikolo, dans le département de Kong ont subi une attaque armées de djihadistes. Une attaque qui a fait de lourdes pertes du côté des forces ivoiriennes, à en croire le bilan provisoirement établi par les autorités militaires.
Selon les informations reçues de certaines personnes dans la localité de Kafolo, les djihadistes étaient composés en majorité de Peulhs. Leur présence avait été signalée dans la localité, il y a de cela plusieurs mois. Ils avaient pris leur quartier dans une forêt située à quelques encablures du village, toujours selon notre source qui mène des études dans la zone.
Cette énième attaque terroriste après celle de Bassam a soulevé le courroux des populations de la localité qui, au réveil, ont manifesté contre la situation d’insécurité. C’est dans une colère en début de matinée que ces populations ont entrepris de chasser toutes les communautés Peulhs, sans état d’âme, installées depuis plusieurs années comme nouvellement arrivées dans la localité. Pour elles, ce sont leurs frères qui les ont attaquées, et, qu’elles aient eu à les héberger ou pas, ces Peulhs sont tenus de quitter la localité, a expliqué la même source. En attendant que les autorités ivoiriennes prennent des mesures afin d’endiguer aux frontières du pays, les populations veulent se faire justice.
HD





