Côte d’Ivoire / 12 militaires ivoiriens tués dans l’attaque du poste de Kafolo au Nord
La lutte contre les djihadistes connait un regain d’intensité, depuis cette nuit à 3 heures du matin avec la perte de plusieurs éléments du côté icoirien. En effet, un poste mixte de l’armée et de la gendarmerie a été attaqué dans la zone de Kafolo, près de la frontière avec le Burkina Faso, dans la nuit de mercredi à jeudi, faisant plusieurs morts.
Dans les milieux sécuritaires, c’est la question que beaucoup se posaient : comment allait réagir la cellule terroriste visée par l’opération « Comoé », lancée le 14 mai par la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso ? La réponse n’a pas tardé à tomber. Un poste mixte de l’armée et de la gendarmerie situé dans la zone de Kafolo, une petite ville frontalière avec le Burkina Faso, a été attaqué dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 juin.
L’attaque a eu lieu à 3 heures du matin et le bilan est encore provisoire. toutefois plusieurs sources sécuritaires font déjà état de 12 morts (11 militaires et un gendarme) et un disparu (Mdl/c Maho Leroi Heureux de l’escadron de Touba détaché à la brigade de Kong) dans les rangs des forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Côté ennemi, on note un terroriste tué et un blessé emporté par les djihadistes. L’armée a déployé des renforts dans la zone.
Première attaque d’envergure
Cette première attaque d’envergure en territoire ivoirien depuis celle qui avait frappé Grand Bassam, le 13 mars 2016 intervient alors que les armées ivoirienne et burkinabè ont mené depuis plusieurs semaines une opération dans cette zone. Intitulée « Comoé », du nom du fleuve qui sépare les deux pays, elle avait entraîné la neutralisation de plusieurs éléments de cette cellule terroriste liée à la Katiba Macina d’Amadou Koufa.
D’autres avaient été arrêtés, conduits à Abidjan et Ouagadougou, mais une fuite avait permis à la cellule de dissimuler une partie de son armement et à son chef de s’évaporer dans la nature. Selon nos informations, il s’agit d’un combattant peul, un certain Dramane Sibidé, surnommé « Hamza ».
Envoyé sur place par Amadou Koufa en 2019 avec d’autres combattants dans le but de recruter localement et de développer la cellule en Côte d’Ivoire, il était surveillé par les services de renseignements burkinabè (qui en avaient averti leurs homologues ivoiriens). Il avait été la cible d’une précédente opération au Burkina Faso, sans succès.
A.K. avec JA





