Affaire de cache d'armes à Touleupleu / Le Préfet surpris de la qualification exagérée des faits
Bini Koffi Étienne, Préfet du département de Touleupleu se dit en effet étonné de la qualification donnée aux faits et au fusil de chasse de type calibre 12 et des cinq(5) cartouches saisis a Ziombly, villlage situé a 8 kilometres de Touleupleu. Il se dit également surpris de la proportion prise par l'affaire.
De quoi s'agit-il? En début du mois d'avril, une banale affaire de cambriolage de la maison de Yameogo Alexis, ressortissant burkinabè résidant a Ziombly par Ninsemon, jeune autochtone, aboutit à la saisie d'un fusil de chasse de type calibre 12 et de cinq cartouches entre le 1er et le 02 avril 2020. De fil en aiguille, l'affaire évolue en crise intercommunautaire entre résidants burkinabé de Ziombly et leurs hôtes.
Les autochtones exigent le départ du chef de la communauté Burkinabè et son compatriote de leur village. Ceux-ci n'entendent pas de cette oreille. Suite à cette saisie, le maire de Touleupleu et natif de Ziombly, Denis Kah Zion, adresse un courrier au substitut du Procureur près de la section du tribunal de Guiglo à l'effet d'ouvrir une enquête sur une éventuelle, selon ses termes, "cache d'armes de guerre" à Ziombly. Comme il fallait s'y attendre, cette affaire a créé l'émoi au sein des populations et un intérêt grandissant pour une affaire pour le moins banal dans l'ouest du pays et particulièrement dans le Cavally.
Etienne Bini Koffi, Préfet du département de Touleupleu, se dit quelque peu surpris de la qualification exagérée et alarmiste sur cette affaire. Car le Préfet dit avoir instruit le commissaire de police qui a immédiatement diligenté une enquête à Ziombly le 02 avril 2020. Au terme de cette enquête, cinq cartouches ont été saisies faisant passé le point des saisies à un fusil de type calibre 12 et cinq cartouches. Pour le Préfet, l'heure doit être à la consolidation de la paix encore précaire par toutes les forces vives et à la convergence des efforts.
C'est dans ce sens, qu'il dit avoir engagé le 24 avril 2020, le maire Kah Zion à l'effet d'intercéder auprès de ses parents afin de les amener à renoncer à leur décision de chasser les deux burkinabés fautifs de leur village. Pour le préfet de telles informations peuvent pousser les communautés à se regarder en chien de faïence.
« Nous souhaitons que la paix règne dans notre département. Les communautés vivent en parfaite harmonie et nous souhaitons que ce soit ainsi' », a dit le préfet, ajoutant avoir reçu ce jour les chefs de Ziombly et les chefs Burkinabè eu égard aux proportions prises par cette affaire.
L'emploi de l'expression "cache d'armes de guerre" par le maire Kah Zion pour solliciter une enquête ou qualifier la saisie de fusil de chasse de type calibre 12 et 5 munitions à Ziombly a crée un amalgame réel au sein de l'opinion et des populations de Ziombly et de Touleupleu. Les populations qui ont souffert de plusieurs années de violences et d'instabilité apprécient aujourd'hui à sa juste valeur l'importance de la paix et ses retombées. Elles ne voudraient pour rien au monde sombrer dans les affres de la peur et de la violence.
C.S.





