Santé/ Hémorroïde interne et externe, prostate, diabète, faiblesse sexuelle : Ce que recommandent les médecines moderne et traditionnelle

Tous les hommes connaissent des pannes sexuelles transitoires et         ponctuelles lorsqu’ils sont stressés ou fatigués. En plus de cela, l’hémorroïde, la prostate, le diabète,… sont des maux qui rongent la santé humaine. Pour parvenir à les dompter, les médecines moderne et traditionnelle s’activent dans le traitement de ces maux.    

Selon Dr Prospère Coba, médecin généraliste, le traitement des troubles de l’érection existe au niveau des médecines moderne et traditionnelle. Mais avant de consulter son médecin, il est important de faire la différence entre la panne sexuelle occasionnelle et un trouble persistant de l’érection. En effet, tous les hommes connaissent des pannes sexuelles transitoires et ponctuelles lorsqu’ils sont stressés ou fatigués. Quand on avance en âge, le délai d’apparition d’une érection satisfaisante peut être augmenté et ces changements sont normaux à partir de la cinquantaine. « Il faudrait consulter un médecin si les troubles de l’érection durent plus de 3 mois et si les problèmes rencontrés engendrent une souffrance, qu’elle soit physique ou psychologique », dixit Dr Coba. Et d’ajouter : « Il peut être intimidant d’aborder cette question avec son médecin. Il est donc conseillé de consulter un médecin avec lequel vous parlez facilement. Les médecins ont l’habitude de traiter ce sujet et connaissent la difficulté des hommes à évoquer leurs troubles ». Il ajoute que, la solution à ce mal est un traitement par voie orale qui est généralement proposé en première intention. On retrouve des molécules qui sont mondialement connues et vendues sous formes falsifiées sur des sites internet. « Soyez donc vigilant à ne pas vous procurer ces médicaments sur ordonnance obligatoire que auprès d’une pharmacie d’officine », a dit le médecin. Selon lui, le traitement de la pathologie hémorroïdaire occasionne de nouvelles recommandations avec des objectifs précis. Celui de connaître les indications et la place des traitements médicaux. Connaître aussi les différents types de traitements instrumentaux de cette maladie et leurs indications, savoir quand recourir à un geste chirurgical pour le traitement et quel type proposer. Il indique également qu’il faut pourvoir proposer des algorithmes simples de prise en charge thérapeutique en fonction de la nature des plaintes et de l’aspect anatomique des hémorroïdes.

Traitement de l’hémorroïde

Les traitements topiques sont disponibles sous forme de suppositoires, de crèmes ou de pommades. Ils contiennent des corticoïdes locaux, un anesthésique, un phlébotrope, un lubrifiant et/ou un protecteur mécanique. Une étude contrôlée a permis de montrer l’absence de nocivité et un bénéfice de 90 % chez des patients avec symptômes hémorroïdaires traités par topiques locaux. L’absence de bénéfice à long terme et d’action préventive démontrée sur de nouvelles poussées ne permet pas de conseiller leur utilisation prolongée. On dispose de peu de données dans la littérature mais les topiques semblent bien tolérés. Les traitements topiques sont recommandés en cas de manifestation aiguë de la maladie hémorroïdaire (grade B). Il n’y a pas d’étude étayant clairement l’intérêt respectif des différents composants. Il semble cependant utile de prescrire des produits avec corticoïdes en cas d’œdème et d’inflammation (thrombose hémorroïdaire) et ceux avec anesthésique en cas de douleur. Dans le but d’accompagner la médecine moderne dans sa mission, la médecine traditionnelle s’est invitée dans les recherches. Dr Albert Yao Kouadio, Aromathérapeute spécialiste des maladies infectieuses associée à la médecine moderne, après une étude ethnobotanique réalisée, a identifié des plantes médicinales qui sont utilisées en médecine traditionnelle dans le traitement de l’hémorroïde interne et externe, prostate, diabète, faiblesse sexuelle,…. « Je traite à partir des plantes le diabète et ses dérivées, la faiblesse sexuelle, la prostate, l’hémorroïde appelé ‘’coco’’, le fibrome et plusieurs maladies. A travers cette médecine que j’exerce, nous accompagnons celle dite moderne », a expliqué Dr Albert Yao, Aromathérapeute, qui a reçu son autorisation d’exercer par le ministère de la Santé et de l’hygiène publique. Il dit exercer ce métier depuis 28 ans. Et ses patients partent (hommes politiques, hommes d’affaires, corps habillés, enseignants, etc.) satisfaits et totalement guéris.

L’Etat, favorable à l’exercice de la médecine traditionnelle

Cette médecine est exercée sous la houlette de Dr Kroa Ehoulé, directeur coordonnateur du Programme national de promotion de médecine traditionnelle (Pnpmt). Il y a même la création d’un institut national de recherche en médecine et pharmacopée traditionnelle en Côte d’Ivoire. « Le ministère de la Santé et de l’hygiène publique à travers le Pnpmt, a acquis un terrain de 30 hectares à Agou (région de l’Agnéby) pour la création d’un institut national de recherche en médecine et pharmacopée traditionnelle en Côte d’Ivoire à l’exemple du Nigéria et du Ghana », a fait savoir Dr Kroa, à l’occasion de la 14ème journée africaine de la médecine traditionnelle célébrée à la bibliothèque nationale au Plateau.

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