Ne laisser aucun répit aux trafiquants et exploitants d’enfants. Tel peut être désormais résumé la volonté des autorités ivoiriennes de résoudre l’épineuse problématique de la traite, de l’exploitation et le travail des enfants dans les plantations de cacao. En effet, après le succès de l’opération mixte de police «Nawa 2» dans la région de Soubré qui a permis d’arrêter 24 personnes et de sauver 63 enfants victimes de traite et d’exploitation, les Forces de Défense et de Sécurité (Fds) continuent la traque des indélicats trafiquants et autres scélérats de mauvais acabits.  Dans ce cadre, la traque et les opérations contre les trafiquants d’enfants s’intensifient à quelques semaines de l’ouverture de la grande traite du cacao. Pendant que les structures impliquées dans l’exploitation du cacao s’activent dans les zones de production dans le pays, les trafiquants cherchent à profiter de cette situation pour passer outre les mesures de sécurité et de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants dans les plantations de cacao.

 

Les faits

 

Ces évènements se sont déroulés à Bouna  le 27 avril et 26 mai. Selon Noël Yao Djé, procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abengourou, une patrouille mixte des éléments de la gendarmerie et de la police nationale a intercepté 2 véhicules convoyant 31 enfants  burkinabés vers la zone forestière. Ces enfants dont l’âge varie entre 14 et 17 ans, étaient convoyés dans des plantations à Adzopé. Ces véhicules ont été interceptés au poste de contrôle mixte de Doropo II, à l’entrée de la ville de Bouna et ce, après avoir réussi à traverser le poste de contrôle de Koguiénou situé à la frontière avec le Burkina Faso. Les enfants interceptés ont été reconduits dans leur pays d’origine quant 30 personnes suspectes ont été mises aux arrêts.

 

Dans les mailles de la justice

 

De manière concrète, selon Noël Yao Djé, procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abengourou, la première opération qui date du 27 avril 2021 a permis de mettre aux arrêts 16 personnes dont 5 pour traite de personne et les 11 autres pour mise en danger de la vie d’autrui et violation des mesures barrières. Quant à la seconde opération, elle a permis de mettre aux arrêts 14 personnes au total dont 3 pour traite et exploitation d’enfants et le reste pour mise en danger de la vie d’autrui et violation des mesures barrières.  Ce sont donc au total 30 personnes dont huit 8 qui seront poursuivies pour les faits de traite et d’exploitation d’enfants. 

Concernant les enfants interceptés, lors de la première opération, il y a 17 enfants en plus de 3 femmes. La seconde opération a permis de sauver 14 enfants en plus d’une femme  avec 3 enfants de bas âge.

Selon le procureur d’Abengourou, ces personnes  seront présentées,  le 23 juin prochain à un juge  pour  répondre des charges retenues contre eux. 

A.K. avec sercom