Côte d’Ivoire / Le cri de cœur de Robert Beugré Mambé : « La politique, c’est servir ceux qui sont dans le besoin »

Le ministre gouverneur du District autonome d’Abidjan a lancé un véritable cri de cœur, le jeudi 26 novembre 2020, lors de la cérémonie de pose de la première pierre du château d’eau de Kossihouen, village situé dans la sous préfecture de Songon. Un véritable appel à une prise de conscience nationale face à la situation que traverse la Côte d’Ivoire.


Beugré Mambé a insisté dans sa croisade sur la nécessité pour tous « d’avoir pitié de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens en leur évitant de nouvelles crises ». Une campagne de sensibilisation qu’il a démarrée quelques mois avant le scrutin du 31 octobre 2020, qui l'a conduit dans les 13 communes du District et ses 160 villages et campements, la région des Grands Ponts, de l'Agneby Tiassa et du Sud-comoé.

La politique, a fait savoir le ministre gouverneur, c’est aider les plus faibles, c’est servir ceux qui sont dans le besoin. C’est, à la limite, un sacerdoce ; et c’est ce à quoi le Président Ouattara se consacre depuis 2011 et continuera de faire, après la présidentielle du 31 octobre 2020 où des millions de personnes l’ont choisi, mais appartenant désormais aux 26 millions d’ivoiriens dont il devient le premier serviteur « pour glorifier le créateur des choses visibles et invisibles ». La politique, c’est aussi produire des richesses pour les partager. C’est en réalité poursuit Mambé un sacerdoce qui stimule l’écoute d’autrui et le discernement du juste milieu au détriment du superflu.


Le choix, le 31 octobre 2020 des ivoiriens n'est pas fortuit car consécutif, selon le gouverneur du District Autonome d’Abidjan, au climat de paix sauvegardé, aux nombreuses performances économiques, aux grands chantiers réalisés ou en cours de réalisation, qui ont métamorphosé le visage de la capitale économique ivoirienne et celui de tout le pays entier.

Dans un langage clair et un ton ferme, Robert Beugré Mambé a indiqué que personne n’a le droit de mettre à mal cette dynamique. Au contraire, les Ivoiriens doivent, à en croire ses propos, maintenant taire leurs différences et leurs différends pour s’unir autour de la mère patrie qu'incarne dignement le Président Ouattara pour l'accompagner dans la mise en œuvre des actions de développement : « Les seules palabres qui méritent qu’on fasse, ce sont les palabres pour avoir plus d’écoles, plus d’universités, plus d’autoroutes. Ce n’est pas en brûlant et détruisant les biens publics et privés, en abattant des arbres qui provoquent des accidents mortels, en s’attaquant à ceux avec qui nous sommes condamnés à vivre ensemble que nous sortirons du sous-développement ; Notre seul ennemi doit être le sous développement et non l’autre moi qui reste une richesse », a-t-il dit.

Les ivoiriens ne sont pas condamnés tous les 10 ans, depuis 1990, à se nourrir de crises , de stress, de souffrances morales, matérielles et physiques, a-t-il déploré, les exhortant à rapidement prendre conscience des bienfaits de Dieu à la Côte d’Ivoire, un pays riche de son sol et de son sous-sol, de sa diversité ethnique, mais surtout à cause de son importance dans l’espace sous-régional, donc essentiel pour près de 300 millions d’habitants. « Les ivoiriens doivent charrier dans leur subconscient les fleuves macabres des résurgences pour nettoyer les écuries d’auggia », préconise Mambé.

 

Au delà des populations de Kossihouen, c’est aux populations issues de 322 462 km2 que Robert Beugré Mambé a tenu à s’adresser. Aux jeunes, il a souhaité qu’ils sachent où se trouve leur bonheur. Il les a exhortés à ne pas se rendre complices de la violence d’où qu’elle vienne, car la vraie politique vise à la préservation de la vie humaine : «Prenez possession de la politique du Président de la République, décryptez la, allez au delà de son idée par l’action et l’initiative. C’est une course contre soi même. Le Président de la République veut des Ivoiriens nouveaux, respectueux de la vie humaine, de la chose publique et privée, conscients que seul le travail libère » insiste Robert Beugré Mambé.

A.K. avec sercom