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Le président nouvellement investi du Bénin, Romuald Wadagni a foulé le sol de Ouagadougou, ce 2 juin 2026 pour un face à face avec le capitaine Ibrahim Traoré.

Après deux ans de froid diplomatique, de frontière fermée, de mots durs, l’heure est-elle pas à l’apaisement ? Les deux chefs de l’Etat se sont parlé. Le début d’une ère nouvelle dans les relations entre le Burkina Faso et le Bénin ? tout porte à le croire.

Pourquoi cette visite est cruciale pour les deux pays ?

Au plan sécuritaire : Le terrorisme ne connaît pas de frontière. Quand le Burkina souffre au nord, le Bénin saigne au nord aussi. 306 km de frontière commune.  L’enjeu réside dans des patrouilles mixtes, des renseignements partagés afin de couper l’oxygène aux groupes armés ensemble.

Au plan économique : Le port de Cotonou, poumon du Burkina par lequel 85% des importations passent. Sa fermeture cause des surcoûts et provoque la vie chère. L’enjeu étant d’avoir une frontière 100% fluide, des camions burkinabè respectés et prix qui baissent sur le marché.

Au plan diplomatique : Ibrahim Traoré montre que le Burkina ne s’isole pas.

Parler malgré les différences reste un crédo pour entretenir le bon voisinage. L’Afrique a besoin de dialogue, pas de murs.

La vérité, aucune réconciliation ne se fait en 3 heures. Mais un accord sur la sécurité et sur la frontière sont synonyme de victoire pour les peuples. Car, en réalité l’ennemi c’est le terrorisme, pas le voisin.

Pour les débuts du président béninois, c’est un bon signe pour le dégel. Avant le Burkina, Romuald Wadagni était à Niamey pour parler avec le général Tiani.