Le directeur général de l’Institit national de la formation sociale (Infs) a expliqué, le samedi 27 mars 2021, l’importance des travailleurs sociaux dans le développement sociopolitique de la Côte d’Ivoire. Traoré Mamadou a invité par ailleurs Patrick Achi, Premier ministre, à faire confiance aux travailleurs sociaux.
L’importance des travailleurs sociaux formés par l’Institut national de la formation sociale (Infs) dans les stratégies de développement, la réconciliation et le vivre-ensemble n’est plus à démontrer pour Traoré Mamadou, directeur général de l’Infs qui en fait l’une de ses priorités.
Pour lui, les travailleurs sociaux ont la capacité d’analyser les grands enjeux sociaux structurants de la société contemporaine qui touchent tous les âges et toutes les conditions sociales notamment la complexification et l'alourdissement des problèmes sociaux (les nouvelles formes de pauvreté, la violence, l'augmentation des problèmes reliés à la santé mentale), l'augmentation des séparations et des divorces, du nombre de familles monoparentales et recomposées et le vieillissement de la population. Ils ont aussi des connaissances efficientes en matière de comportement humain et d’environnement social.
Il a fait cette précision lors d’un entretien relatif à l’apport des travailleurs sociaux dans le développement de la Côte d’Ivoire, la réconciliation et la cohésion sociale. Aussi a-t-il invité le nouveau Premier ministre à faire confiance aux travailleurs sociaux au travers du ministère de l’Emploi et de la protection sociale, surtout les impliquer dans sa vision de développement de la Côte d’Ivoire et de la réconciliation.
« Dans le contexte sociopolitique actuel, qui mieux que les intervenants sociaux pour accompagner le Premier ministre à l’éclosion d’un développement social intégré et transversal. Les acteurs sociaux sont dans le quotidien des Ivoiriens. La Côte d’Ivoire a la chance d’avoir depuis les indépendances, une institution performante de formation des travailleurs sociaux dénommée l’Infs. Cette institution met à la disposition du pays des cadres spécialistes dans l’analyse et le traitement des questions et problèmes sociaux en contact avec les populations, dans une relation de confiance basée sur le respect, la dignité, la solidarité et la justice sociale », a-t-il expliqué.
Pour Traoré Mamadou, le travail social se présente comme un processus organisé d’accompagnement des personnes et des groupes vers la résolution de leurs problèmes matériels ou relationnels, visant, plus généralement, à leur faire retrouver leur autonomie.
« C’est une profession orientée vers l’aide à des individus, des familles, des groupes et des collectivités dans le but d’améliorer leur bien-être. Le travailleur social s’engage à aider les individus afin de développer leur habileté et leur capacité à utiliser leurs ressources propres et celles de leur communauté pour résoudre leurs problèmes. Le travail social se penche sur des problèmes d’ordre individuel et personnel mais aussi sur des questions d’ordre social plus vastes telles que la pauvreté, le chômage ou encore la violence conjugale », a-t-il fait savoir.
Pour le gouvernement qui fait face à la fois à des défis économiques, sanitaires et sociaux notamment la reconstruction du tissu social, la présence de ses acteurs est un levier fort à prendre en compte pour construire ou mieux co-construire avec les populations un développement inclusif et participatif.
Rodrigue Konan