Côte d’Ivoire / Deux dangereux escrocs libériens mis aux arrêts : Tout sur leur mode opératoire

D. S. est âgé de 44 ans. Il se dit être maçon de profession quand T. T., qui a 38 ans, se présente comme étant un électricien. Ils sont tous deux ressortissants libériens, domiciliés dans la commune d’Adjamé. Jeudi 8 avril dernier, ils ont été interpellés par le commissaire de police du 34ème arrondissement d’Abobo-Baoulé alors qu’ils étaient sur le point d’escroquer un citoyen.

Poursuivis pour une tentative d’escroquerie portant sur la somme de 250. 000 F CFA à Angré château extension, ces présumés arnaqueurs ont été déférés devant le parquet où ils répondront de leurs actes.

En effet, le jour des faits, les mis en cause accostent un citoyen placé dans leur ligne de mire. Pour l’appâter, ils lui font savoir qu’ils sont des réfugiés soudanais en provenance de l’Algérie par la diligence du Haut-commissariat pour les réfugiés (Hcr). Ils proposent à ce dernier de les aider à entrer en possession de leurs valises contenant de l’argent ainsi que des documents administratifs extrêmement importants en gage auprès d’un responsable de leur ambassade. A qui ils doivent la somme de 250.000 FCFA.

En contrepartie, ils lui promettent une forte récompense, après avoir retiré lesdites valises. Malheureusement pour ceux-ci, le deal ne prospèrera pas. Car, le citoyen à qui ils évoquent leur situation se souvient avoir lu une publication de prétendus réfugiés soudanais qui, en réalité étaient de présumés escrocs libériens, interpellés, le 25 mars dernier, et avec le même mode opératoire avaient pu soutirer près de deux millions à une victime.

Convaincu donc d’être aux prises avec de présumés arnaqueurs, il entre discrètement en contact avec le commissaire de police, Lacombe, chef de service du 34ème arrondissement, et lui relate les faits. Avec ses éléments, le commissaire se rend sur les lieux, à Angré château extension où sont interpellés D. S. et T. T. Qui n’ont pas fait de difficultés à reconnaître qu’ils arnaquaient ainsi certaines populations réceptives à ce qui n’était qu’une ruse pour escroquer.  

S. B.

Et police secours