Côte d’Ivoire / Bédié suspend le dialogue avec Ouattara : Ce qu’il va faire

Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire a annoncé suspendre le dialogue politique avec Alassane Ouattara dont le premier acte a été posé, le mercredi 11 novembre dernier. Henri Konan Bédié subordonne la reprise la reprise de ce dialogue à la libération des personnes arrêtées et incarcérées par le régime d’Abidjan et un hommage aux militants de l’opposition assassinés.

 

« Nous avons engagé le combat, à la demande de toutes les forces vives de l'opposition et de la société́ civile. Nous déplorons les morts, les blesses qui ont subi la répression brutale du régime au pouvoir.

 

Demain, le 21, nous organisons dans toute la Côte d'Ivoire des cérémonies pour l'enterrement de nos martyrs. A cette occasion, j'ai demandé que tout le pays, à partir de midi, observe une minute de silence à la mémoire de ceux qui sont tombés.

 

La lutte continue et continuera grâce à vos soutiens.

 

Le dialogue qui s’était amorcé à l'hôtel du Golf, vous en avez entendu parler. Depuis quelques jours vous n'entendez plus rien, pour des raisons précises.

 

Il n'est en effet pas possible de continuer ce dialogue sans la libération de tous nos militants, tous nos cadres incarcérés.

 

Il n'est pas possible de continuer ce dialogue sans la levée du blocus qui assiège encore quelques uns d'entre eux comme Hubert Oulaye.

 

J'ai donc suspendu ce dialogue, jusqu'à ce que nos frères soient libérés. J'ai suspendu également ce dialogue jusqu'à ce que ceux qui ont été forcés de fuir à l'étranger opèrent un retour sécurisé chez nous.

 

Ce sont là des préalables non négociables et je pense bien que, dans quelques jours, ces différentes libérations seront faites pour que nous puissions reprendre le dialogue pour la parole qui a été rendue entre Alassane Ouattara et moi-même ».

Le mercredi 11 novembre 2020, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara s’étaient rencontrés à l’hôtel du Golf  pour « briser le mur de glace » et avaient promis poursuivre ce dialogue. Seulement la répression contre les responsables de l’opposition par les forces du pouvoir ne s’est pas arrêtée. Elle a continué avec l’arrestation de plusieurs jeunes de l’opposition ainsi que des domiciles assiégés.

A.K.