Côte d’Ivoire / Zékré Zadi, député de Guéyo-Dabouyo : « Les sanctions prises contre les indisciplinés du RHDP me paraissent » tout à fait justifiées
Elu député sous la bannière du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) dans la circonscription 148, Dabouyo et Guéyo (région Nawa, sud-ouest) à l’issue des législatives du samedi 27 décembre 2025, l’ingénieur commercial de profession et coordonnateur associé du RHDP, Zékré Zadi Chris-Yvan donne de la voix sur des actes d’indiscipline de certains membres, ayant bravé les consignes du parti lors des dernières échéances électorales. Le député Zékré Zadi appelle à la solidarité des militants autour du RHDP.
Quels commentaires faites-vous sur les sanctions à l’encontre des membres indisciplinés du RHDP ?
Les sanctions prises par le parti me paraissent tout à fait justifiées. Dans toute organisation sérieuse, il existe des règles qui encadrent le fonctionnement et garantissent la cohésion. Au RHDP, dans le cadre du processus de désignation des candidats, chaque prétendant a signé une déclaration sur l’honneur s’engageant à soutenir le candidat retenu s’il n’était pas choisi. Dès lors, toute personne qui ne respecte pas cet engagement, se met en porte-à-faux vis-à-vis du parti. Cela pose un véritable problème de crédibilité.
Selon vous, ces nouvelles règles étaient-elles nécessaires ?
Oui, elles étaient nécessaires. La discipline est un pilier fondamental de toute organisation. Ce type de comportement n’est pas nouveau : lors des élections précédentes, des cas similaires avaient été observés, et le président du parti, Alassane Ouattara, avait fait preuve de clémence. Malheureusement, ces écarts se sont répétés. A un moment donné, il devient indispensable de faire respecter les règles, au risque de fragiliser durablement l’organisation.
Quel impact ont-elles eu sur le parti et son image ?
Il est évident que ces sanctions ont un impact, notamment sur la base militante. Dans certaines localités, des personnalités influentes se sont présentées en indépendants, ce qui peut créer des divisions et fragiliser la cohésion du parti. Par exemple, dans ma zone, des responsables locaux importants ont fait ce choix et disposent d’un électorat réel. Cela dit, cet impact peut être maîtrisé. Il faudra mener un travail de terrain pour ramener ces acteurs au sein du parti et reconstruire l’unité. Nous avons encore du temps pour y parvenir.
Comment concilier discipline du parti et liberté des cadres ?
C’est une question délicate mais essentielle. La liberté des cadres doit s’exercer dans le respect des règles que nous nous sommes librement fixées. Dans toute société organisée, la discipline prime sur les intérêts individuels. Aucun cadre ne peut se considérer au-dessus des textes du parti. Lorsque chacun respecte les règles, l’équilibre se maintient naturellement et les tensions sont limitées.
N’y a-t-il pas une meilleure façon de gérer les désaccords internes ?
Oui, sans doute. Il faut surtout agir en amont. Beaucoup de frustrations naissent du processus de sélection des candidats. Je pense que le parti gagnerait à anticiper davantage, en lançant ce processus un à deux ans avant les élections. Cela permettrait d’identifier progressivement les profils les plus consensuels, en tenant compte des réalités du terrain et de l’adhésion de la base. A l’inverse, des choix précipités à quelques mois du scrutin créent souvent des incompréhensions et des tensions.
Téné Birahima Ouattara, comment expliquez-vous son ascension rapide en politique ?
Son parcours s’explique avant tout par son expérience et les responsabilités importantes qu’il a occupées. Depuis 2011, il a exercé des fonctions stratégiques, notamment à la présidence, au ministère de la Défense et à la primature. Ces postes lui ont permis de se former progressivement à la gestion des affaires de l’Etat et d’acquérir une solide expérience.
Est-ce grâce à ses compétences ou à d’autres facteurs ?
Il est difficile de nier que son environnement politique a pu jouer un rôle. Cependant, réduire son parcours à cela serait injuste. La gestion de ministères aussi sensibles que la Défense exige des compétences réelles. S’il n’avait pas été à la hauteur, cela se serait rapidement constaté. A mon sens, ses compétences sont avérées. Son parcours montre une capacité d’apprentissage, d’adaptation et de gestion qui justifie les responsabilités qui lui sont confiées. En définitive, les sanctions prises par le RHDP s’inscrivent dans une logique de préservation de la discipline et de l’ordre interne. Elles envoient également un message fort sur l’importance du respect des engagements. Par ailleurs, en ce qui concerne le Vice-Premier ministre, Téné Birahima Ouattara, son parcours témoigne d’une progression constante et d’une réelle capacité à assumer de hautes responsabilités. Il ne reste qu’à lui souhaiter plein succès pour la suite de sa carrière.
B.V. avec Sercom du député Zékré Zadi Chris- Yvan





