Côte d'Ivoire / Xénophobie en Afrique du Sud : L'abbé Abékan appelle l'Afrique à retrouver l'esprit de Mandela
Face aux violences xénophobes qui visent des ressortissants africains en Afrique du sud, le secrétaire exécutif national de la sous-commission épiscopale Justice, Paix et Environnement de Côte d'Ivoire, le Père Eric Norbert Abékan, a lancé un appel à la fraternité, au respect de la dignité humaine et à la solidarité entre les peuples africains.
Le 1er Juillet 2026 à la paroisse Saint-Jacques des Deux-Plateaux, dans l'archidiocèse d'Abidjan, le prêtre ivoirien a livré un message intitulé : « dans le miroir de l'Afrique du sud ». Il y déplore ce qu'il qualifie d'« Afrique des contrastes et des contradictions ».
En évoquant le pays de Nelson Mandela, autrefois symbole mondial de réconciliation et de tolérance, il s'est dit profondément attristé de le voir devenir le théâtre de violences, d'assassinats et de massacres qui visent des ressortissants d'autres pays africains.
« Peuple amnésique ! As-tu oublié que ceux et celles que tu chasses t'ont aidé à faire tomber le mur de l'apartheid ? », a-t-il lancé, en rappelant la solidarité dont avait bénéficié l'Afrique du sud durant sa lutte contre le régime ségrégationniste.
Le Père Eric Norbert Abékan a également dénoncé le silence de nombreux responsables politiques, coutumiers et religieux face à ces exactions, estimant qu'ils ferment « les yeux, les oreilles et la bouche » devant les souffrances des victimes.
Dans une prière adressée à Dieu, il a imploré la miséricorde divine : « Viens au secours de l'Afrique du sud ! Viens au secours de l'Afrique des contrastes et des contradictions ».
Condamnant sans réserve la xénophobie, l'abbé Abékan a rappelé que les étrangers ont également le devoir de respecter les lois et les institutions des pays qui les accueillent.
Il a enfin appelé à un renouveau de l'idéal de la « nation arc-en-ciel », cher à Nelson Mandela, afin que l'Afrique demeure un espace de fraternité, de solidarité et de coexistence pacifique entre tous ses peuples.
Rémy Montini Dago





