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Depuis plusieurs années, la Fonction publique recrute des journalistes issus du prestigieux Institut des Sciences et Techniques de la Communication (ISTC Polytechnique). Ces journalistes fonctionnaires et professionnels de la communication contribuent au rayonnement des activités et missions des ministères, des institutions de la République, des ambassades et de l’ensemble des structures étatiques.

Cependant, force est de constater que depuis quelque temps, certaines personnes occupent indûment des fonctions qui devraient revenir aux journalistes fonctionnaires et professionnels de la communication. Le recrutement au sein de la Fonction publique pour ces derniers se fait pourtant sur la base d’un diplôme de Master délivré par l’ISTC Polytechnique, ce qui leur confère le grade A4 dans la hiérarchie administrative.

Il serait donc souhaitable et même nécessaire que les directions de communication au sein des institutions de la République, des ministères et des ambassades soient confiées à des spécialistes formés en communication. Ceux-ci sont en effet les mieux outillés pour assurer une communication publique moderne, efficace et bénéfique à l’ensemble des citoyens.

De la même manière qu’une personne n’ayant pas suivi de formation médicale ne peut exercer le métier de médecin, il apparaît incohérent qu’un individu sans formation en communication occupe des fonctions stratégiques de communication institutionnelle.

Au nom de la préservation du métier de journaliste et de professionnel de la communication, nous adressons donc un plaidoyer aux ministères concernés, afin qu’une communication soit portée en conseil des ministres auprès du ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’Administration, du ministère des Affaires étrangères, et du ministère de la Communication, notre tutelle.

L’objectif est de mettre un terme aux nombreuses nominations ne respectant pas les profils exigés par ces métiers. Le journalisme et la communication sont des professions à part entière.

Le père de la Côte d’Ivoire moderne, en créant l’ISTC Polytechnique, avait pour ambition de donner à ce métier considéré comme le quatrième pouvoir ses lettres de noblesse. Aujourd’hui, nous, anciens pensionnaires de l’ISTC Polytechnique exerçant au sein de l’administration publique, devons préserver notre statut et défendre les avantages liés à notre profession.

C’est dans cette dynamique que nous engageons ce plaidoyer auprès des décideurs politiques afin de sauvegarder et valoriser notre corporation.

 

Par Ange Djeni

Porte-parole du Collectif des journalistes fonctionnaires et professionnels de la communication de Côte d’Ivoire