Mécène de l’art, journaliste, céramiste, PCA de la Nanan Radio, Corine Hazoumé est à la base du succès de plusieurs artistes africains dont le groupe Magic System de Côte d’Ivoire. De passage à Abidjan pour l’implantation d’un mouvement à l’honneur du Général Kérékou, elle s’est ouverte à pressivoire.com pour un entretien.
Votre nom rime avec des souvenirs qui traversent le temps. Pouvez-vous nous rappeler quelques uns ?
Le spectacle de Magic System à l’Olympia en France. C’était le 13 septembre 2014. Le Positif Tour du fils de Fela, Femi Kuti, le prince de l’Afro Beat. Ma rencontre avec Corneille et de beaucoup de moments fabuleux.
L’orage entre le groupe Magic System et vous semble être dissipé. Comment la paix est –elle revenue entre vous et vos poulains?
Après donc ma sortie, il y a eu une concertation. Nous sommes suffisamment murs pour régler les petits différends en famille. On s’est pardonné mutuellement. Toutes les offenses et les petits bobos de parcours ont été réglés.
Comment avez-vous connu le groupe ?
Ma rencontre avec le groupe date de 2005. J’avais été sollicitée par A’salfo (Ndrl : lead vocal du groupe) pour aménager son restaurant. Nous avons été partenaires durant deux ans. Je suis ensuite partie en Europe. J’ai continué avec d’autres groupes à nouer des partenariats.
Que de supputation après le départ de l’artiste Billy Billy pour l’Europe. Vous a-t-il fait des confidences après son dilemme avec les femmes du quartier Wassakara de la commune de Yopougon ?
Billy Billy m’a fait des confidences au moment où il partait regagner sa famille en Autriche. En ce moment, il est à Paris. Et il se porte beaucoup mieux parce qu’il est moins isolé. Il continue ses prestations. Il attend que tout se calme un peu pour revenir. Il a dit qu’il partait pour 5 ans.
Que retenir de l’accusation des femmes le traitant de tous les vilains mots après le projet de dons à Wassakara ?
La vérité c’est qu’il n’a rien volé du tout. Billy Billy a été menacé. Et il m’a dit, je cite, Maman je suis trop jeune pour mourir. Donc je prends un peu de recule. C’est la presse qui s’est empressée sur cette affaire de pseudo don. C’est un don qu’il n’a pas récupéré parce que le projet « allons à Wassakara » est sorti de nos neurones. C’est un événement qui a eu beaucoup de succès. Il a reçu un conteneur de 40 pieds de la part de la marraine. Il n’a pas eu le temps de le dépoter avant de partir. C’est normal qu’un artiste aille se forger ailleurs pour se faire connaître aussi. C’est dans ce sens qu’il est parti.
Quels sont les critères pour passer à vos émissions ?
Il n’y a pas de critères. C’est au niveau de la promotion musicale, cela rentre dans l’ordre des tarifs promotionnels. Tous les artistes intéressés peuvent intervenir à la Nanan Radio. Nanan radio est ouverte pour les artistes chanteurs qui veulent une visibilité sur la Scandinavie. C’est 25 ans du show-biz que nous reprenons. Tous les artistes chanteurs qui veulent une visibilité peuvent accorder des interviews, promouvoir leur galette et peuvent prester en fonction de l’intérêt des mélomanes.
Semblez-vous être un bâton de vieillesse des artistes qui en tirent profit de vos services ?
Je suis un baobab qui vieillit tranquillement. On dit aussi vieille doyenne. Bien sûr, cela fait 25 ans que je mets mon expertise à profit. Avec l’ouverture de Nanan radio, je passe à une étape de la vie qui est celle du show-biz et à la vitrine.
Croyez-vous toujours avoir le moral au beau fixe pour soutenir les artistes ?
Nous officions dans le domaine de la musique, les arts plastiques … la mode. Dans ce secteur, nous sommes avec Mike Sylla. Actuellement, je chapeaute Anatole N’gouadi , le pinceau d’Afrique sur nos prochaines expositions. Je ne suis pas un élément dissocié de l’art. Et ce ne sont pas des petites frictions qui vont me décourager.
Peut-on savoir les mobiles de votre présence à Abidjan ?
Je suis venue en mission pour remercier les partenaires de travail. Ensuite, je suis venue pour l’implantation d’un mouvement qui est la Fondation Kérékou pour la paix, l’unité et le développement. Il s’agit d’ouvrir une antenne de la Fondation Moïse Kerekou. C’est une fondation créée par son fondateur le Général Mathieu Kérékou. Son siège est à Parakou. Elle œuvre dans l’humanitaire et le social. Nous avons pour mission d’ouvrir des antennes représentatives ce qu’on appelle les saras dans les orphelinats.
Comment le financement se fait-il dans les antennes ?
Les fonds de fonctionnement sont de la famille Kerékou. Les antennes ont essayé de nouer de nouveaux partenariats. Pour ceux qui sont intéressés de tisser de nouveaux partenariats ou de fréquentations.
Pourquoi tenez-vous à présenter le Général Kérekou comme un modèle?
Le Président Kérékou est un havre de la paix. C’est un Président qui tout le long de son mandat et même après, a prôné la paix. Nous qui sommes ses enfants, nous prônons aussi l’havre de la paix.
Pensez-vous que la paix est l’opium des Ivoiriens ?
La paix a toujours été intérieure. La Côte d’Ivoire passe le cap des élections de façon paisible et cela nous réjouit vu que nous sommes des opérateurs culturel et économique.
Quelle est l’actualité de Cer’Afric ?
C’est la prochaine exposition à Copenhague qui va se tenir en 2016. Nous sortons de deux ans de tournée. Nous avons fait Johannesburg, Lomé, Lagos, Paris, Encarra. Nous passons les fêtes de fin d’année avec l’implantation du mouvement. Et Repartir sur de nouvelles tournées en 2916.
Quel bilan dressez-vous de vos activités ?
Toutes nos sorties ont été successfull. On a pu vérifier l’amour de notre clientèle pour nos œuvres de belles factures. Nous avons une bonne réputation et une grande renommée. Et pour cela, je remercie le public ivoirien qui a toute de suite accepté Cer’Afric dans son cœur.
Le Label Afric a-t-il pris le dessus sur le nom de votre structure ?
Le nom Cer’Afrique demeure toujours. C’est le label ‘Afrique. C’est la première entreprise de la boutique Cer’Afrique. Nous produisons et nous fabriquons du ragot, de la porcelaine, de la faïence et de la mosaïque. Nous sommes fabricants et moi je ne travaille pas en deçà d’un conteneur, c\'est-à-dire 25 millions fcfa.
Je souhaiterais remercier tout le public ivoirien qui porte Cer’Afrique en cœur. Je souhaite de bonnes fêtes de fin d’année à tous les Ivoiriens et que la paix du Christ règne dans le cœur de chacun.
Réalisée par
Aimé Dinguy’s N