Le vendredi 13 mai dernier a failli être un tournant décisif dans le cours de la campagne 2016. Les opérateurs économiques indiens qui, à eux, représentent 80% des exportateurs dans cette filière ont voulu protester contre le retrait des agréments d\'exportation à quatre sociétés ivoiriennes. Parmi elles, celle du président de l\'Association des exportateurs de noix de cajou de Côte d\'Ivoire, Diaby Aboubacar. Cet acte, le président Alassane Ouattara ne l\'a pas digéré.
Dans la foulée, on apprend de source proche de la Haute autorité pour la bonne gouvernance, un présumé détournement de 5 milliards de Fcfa au Conseil coton anacarde (CCA). La réunion convoquée entre l\'Aeci et le CCA représenté par l\'avocat du Dg a tourné court. Le secrétaire général de la Haute autorité pour la bonne gouvernance Yves Kouamé n\'a pas mâché ses mots face à la situation qui prévaut. 5 milliards de Fcfa ont été gérés avec légèreté pour ne pas dire qu\'ils ont pris une autre destination. La gestion du Conseil coton anacarde a fait l\'objet d\'un double audit. C\'est avec la certitude du travail bien fait que le chef de l\'État a enfoncé le clou de la sauvegarde des intérêts de la Côte d\'Ivoire. Le président Alassane Ouattara a vu des jeunes ivoiriens qui créent des emplois. C\'est de vive voix que Malamine Sanogo a demandé aux quatre entreprises de reprendre le service. A la réunion convoquée le vendredi, Malamine Sanogo s\'est retrouvé face à son \"cartel\" qui a permis d\'avoir un prix bord champ de 600f/kg. Actuellement le prix bord champ se situe entre 400f et 500 f/kg. Plus de 87% du produit livré en ces deux mois de campagne était humide. Les regards sont dorénavant tournés vers Alassane Ouattara pour la décision finale.
C.A.