Après la marche avortée sur la mairie et l'occupation de la voie nationale A3 par les agents de la mairie de Bouaké, le conseil municipal a eu un entretien avec les responsables des grévistes dans la salle des mariages de la mairie.

Les discussions ont pris plusieurs heures donnant l'occasion au maire Nicolas Djibo de situer les choses. A l'issue de cette rencontre, le premier magistrat de la commune de Bouaké, Nicolas Djibo a animé un point de presse. Face à la presse locale, le maire a situé le cadre de ce soulèvement de ses agents.

« Cette décision de mettre 121 personnes sur la touche ne vient pas de moi. Nous obéissons à une injonction reçue de la tutelle qui est la direction générale de la décentralisation et du développement local. La municipalité a reçu un courrier spécifique à cette instruction. Pour dire simplement que le maire n'est pas responsable de ces licenciements comme le font croire certains agents », a expliqué le maire. Nicolas Djibo précise que « c'est suite à un audit de la direction générale du trésor a demandé de faire une ponction sur notre effectif vu que la mairie fonctionne avec un budget un peu plus excessif. Et de ce fait, c'est plusieurs familles qui sont touchées par cette dégression. Cette grève, quelque soit le temps que ça va prendre, même si c'est dans six mois, cette mesure s'appliquera », a martelé le maire. Cette dégression selon le premier magistrat de la commune, risque de toucher encore un peu plus de personnes.
« Cette décision que nous appliquons est irréversible », a-t-il laissé entendre pour terminer.

 

Oscar K