An 66 de la Côte d’Ivoire à Gadouan : Le sous-préfet dénonce l'ampleur de l'incivisme routier
Gadouan, chef-lieu de sous-préfecture dans la région du Haut Sassandra a célébré à l'instar de tous les villages et villes de Côte d'Ivoire le 66e anniversaire de l'indépendance avec son tout nouveau sous-préfet, François Cissé Issiaka. Sa population est estimée à plus de 65000 habitants d'autochtone Bété, d'allochtones et d'allogènes.
Le gouverneur n'est pas allé du dos de la cuillère pour rappeler la souffrance des devanciers qui ont offert leurs vies en holocauste pour la liberté du peuple ivoirien. Toutefois, expliquera-t-il, les survivants de ce sombre passé ont porté avec abnégation et pragmatisme les normes d'une Côte d'Ivoire forte et prospère.
A ce titre, il a lâché la fameuse interrogation du père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne Félix Houphouët-Boigny qui disait « ai-je fait, bien fait pour mon pays ce que je dois ? ». Juste pour interpeller chacun à se mettre au travail pour la continuation des sillons déjà tracés.
Dans le bilan qu'il a dressé, il a indiqué que les secteurs de la vie socio-économique, ces dernières années, sont au vert et précurseur d'un second miracle en Côte d'Ivoire avec pour grand animateur, le président de la République Alassane Ouattara qui a inscrit la Côte d'Ivoire au panthéon des nations développées par les grands chantiers de développement. Entre autres, la Couverture de maladie universelle, le renforcement des infrastructures sociales, l'instauration des filets sociaux productifs, l'assistance à l'enfance victime de traite ou d'exploitation.
Avec ce développement, Gadouan ne demeurera pas en reste, à l’en croire. Déjà, les fonds de la FACI de la Première dame sont aux portes de la ville. Bientôt la jeunesse de Gadouan va bénéficier de 15.750.000 pour préparer son insertion professionnelle ainsi que l'extension du réseau électrique à travers la ville et villages environnants. Malheureusement, déplora-t-il, force est de reconnaître que tout n'est pas parfait malgré ces notables réalisations. Il existe de forts taux d'incivisme, d'indiscipline.
« Les comportements antisociaux sont en passe de s'ériger en mode de vie dans le quotidien des Ivoiriens. Il faudrait remédier à cette gangrène pour ne pas qu'elle finisse par emporter Gadouan », a-t-il prophétisé.
S'agissant du repositionnement de l'école, il a prôné l'excellence. C'est pourquoi, il a rendu un hommage mérité aux enseignants qui ont fait un bon score avec 91,27 % pour le CEPE,78,53% pour le BEPC et 18% pour le BAC.
Ce même encouragement a été adressé aux autres fonctionnaires de Gadouan qui, avec peu de moyens se dévouent à faire reculer dans les villages et campements la maladie, l'insécurité, la pauvreté. Enfin, un hommage a été rendu à toutes les catégories professionnelles qui, de par leurs activités, contribuent au développement de Gadouan.
Jean-Luc Betty
Correspondant





