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Le préfet du département de Sinfra (centre-ouest), Kouamé Bouaki, a engagé la lutte contre la rage, à l’occasion d’une cérémonie de sensibilisation tenue au cabinet du préfet, le lundi 2 février 2026, lors de la conférence mensuelle des directeurs et chefs de service du département de Sinfra.

Conférencier du jour, le directeur départemental des ressources animales et halieutiques, Robert Guéla Sia, s’est prêté au thème “ la rage, une menace grave mais évitable ”, sur instruction du préfet Kouamé Bouaki. Le choix de ce sujet a été motivé par la découverte d’un cas confirmé de rage humaine dans le district sanitaire de Sinfra en janvier, ce qui a conduit le préfet à prendre des mesures sanitaires contre cette maladie, selon une source préfectorale.

Le DD des ressources animales, a indiqué que le virus responsable de la rage est le lyssavirus, de la famille des rhabdoviridae, qui infecte les mammifères, y compris l’homme, et se transmet principalement par la salive d’animaux infectés (chiens, chats, chauves-souris, etc.) par morsure, griffure ou léchage. Il a également présenté la rage comme une maladie mortelle une fois les symptômes apparus mais qui est évitable à 100% par la vaccination. Il a exhorté les populations à faire vacciner tous leurs animaux domestiques, soulignant la gravité de cette maladie.

« La rage est une maladie extrêmement dangereuse qui tue. Il est donc essentiel de protéger nos vies en vaccinant tous les animaux domestiques », a-t-il ajouté. Le directeur départemental des ressources animales et halieutiques a souligné la dangerosité de la rage tandis que le préfet du département a mis en garde contre la progression fulgurante de la maladie.

« La rage tue en moins d’une semaine. C’est une maladie quasi irréversible, une fois qu’on l’a contractée », a-t-il averti.

Selon les statistiques communiquées par le conférencier, le département de Sinfra a enregistré, entre 2012 et 2026, quatre cas confirmés de rage animale, ayant entraîné deux cas de rage humaine dont le dernier remonte à janvier dernier.

« Il est de notre devoir donc de sensibiliser et de prendre des mesures pour lutter contre cette maladie », a conclu le préfet Kouamé Bouaki. Cette sensibilisation vise à éveiller les consciences sur les risques liés à la rage et à encourager les gestes de prévention, notamment la vaccination systématique des animaux à risque, pour protéger les humains, en particulier les enfants, souvent les plus exposés.

En Côte d’Ivoire, 62 cas de rage animale confirmés ont été enregistrés entre 2001 et 2024. Le taux de couverture vaccinale des animaux est d’environ 12 % pour une population canine estimée à 1,8 million.

B.V.

Correspondant régional