Scandale sexuel / Youtube retire les chaînes officielles de R. Kelly

Neuf femmes et deux hommes ont déclaré à la barre que R. Kelly avait abusé d’eux sexuellement, décrivant des viols, des prises de drogues forcées, des situations d’emprisonnement ou encore des faits de pédopornographie.

 

La plate-forme YouTube a retiré les chaînes officielles du chanteur américain R. Kelly, reconnu coupable de crimes sexuels par un tribunal de New York le 27 septembre dernier, et désormais en prison.

« Nous pouvons confirmer que nous avons supprimé deux chaînes liées à R. Kelly (R. Kelly TV et R. Kelly Vevo, ndlr), conformément à nos règles sur la responsabilité des créateurs », a indiqué mercredi à l'AFP un porte-parole de YouTube. « Le compte a été résilié pour violation des Conditions d’utilisation de YouTube », est-il indiqué sur les deux chaînes.

« Les actes odieux commis par R. Kelly justifient des sanctions qui vont au-delà des mesures habituellement appliquées, en raison d’un risque de préjudice généralisé », explique dans une note de service Nicole Alston, directrice du service juridique de Youtube. « En résumé, nous prenons cette mesure pour protéger nos utilisateurs comme le font les autres plate-formes », ajoute-t-elle, précisant que « R. Kelly ne sera plus en mesure d’utiliser, de posséder ou de créer des chaînes YouTube ».

 

Ses albums toujours disponibles ailleurs

 

Le catalogue de la star déchue du R&B reste en revanche accessible sur le service de streaming audio YouTube Music, où l'artiste compte 137.000 abonnés. La plate-forme, filiale de Google, dit autoriser les contenus mis en ligne avant la suppression des deux chaînes officielles de R. Kelly.

Dans la même veine, elle n'entend pas retirer les clips du chanteur partagés par des utilisateurs tiers. Ses albums et ses titres sont également toujours disponibles sur d'autres grandes plate-formes de streaming audio comme Apple Music, Spotify ou Amazon Music.

Le chanteur de 54 ans, connu pour son tube mondial I Believe I Can Fly, a été reconnu coupable par un tribunal de New York d'avoir dirigé pendant des années un «système» d'exploitation sexuelle de jeunes, dont des mineures.

Sa condamnation à une peine de prison sera rendue le 4 mai 2022. En détention provisoire, il risque la prison à vie.

A.K. avec cnews.fr