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Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a procédé au lancement officiel de la campagne de reboisement et d’agroforesterie 2026 dans l’agro-forêt de Bolo-ouest, le jeudi 27 août 2026 à Safa-Manois, dans la sous-préfecture de Dakpadou, département de Sassandra. Inscrit dans le cadre de la stratégie forestière nationale, ce projet, porté par KAMIS-CI dans le cadre d’une convention de concession avec l’État, prévoit notamment la restauration du couvert forestier. Il a déjà permis la création de 181 hectares de plantations de palmier à huile et 50 hectares de reboisement, avec 314 emplois au bénéfice des populations riveraines.

Pour le ministre, cette initiative doit contribuer au développement économique et social des communautés locales à travers la création d’emplois, de revenus et d’infrastructures sociales, notamment des pistes, des points d’eau ainsi que des appuis aux écoles et centres de santé.

« Ce projet doit profiter d'abord à ceux qui vivent ici. C'est là son sens profond, et c'est la condition de sa réussite durable. Les jeunes et les femmes en sont les premiers bénéficiaires. De telles offres de métiers qui ne demandent pas de qualification lourde, qui se construisent sur place, et qui permettent aux jeunes de Bolo-ouest et de Dakpadou de rester dans leur terroir plutôt que de partir chercher ailleurs un avenir incertain », a-t-il insisté. Invitant la société KAMIS S.A à poursuivre et à renforcer le recrutement prioritaire des jeunes et des femmes de la zone, et à structurer, autant que possible, des activités génératrices de revenus.

Il a surtout rappelé que « les forêts classées et les agro-forêts ne sont pas des zones de non-droit », soulignant que l’Etat entend exercer pleinement son autorité sur ces espaces qui font partie du patrimoine forestier national.

Abordant la problématique de l’orpaillage illégal, Assahoré Konan a exhorté les populations de Sassandra à éviter de se rendre complices des destructeurs de la Côte d’Ivoire. Selon lui, le gouvernement est engagé à jouer sa partition pour combattre l’orpaillage clandestin. Cependant, a-t- il poursuivi, les populations å leur tour ne doivent pas dormir sur leurs lauriers.

« Faites en sorte qu’il n’y ait pas d’orpailleurs dans cette zone. Chassez-les et prévenez les agents des Eaux et Forêts de leur présence », a-t-il conseillé. L’autorité gouvernementale n’a pas manqué dans son discours de présenter aux populations les dangers de cette pratique. 

« Chers parents, sachez que partout où s’installe l’orpaillage illégal, c’est la forêt qui est détruite, les ressources en eau sont polluées. Une menace qui pèse aujourd'hui sur l'ensemble de notre patrimoine forestier et sur la cohésion de nos communautés. L’orpaillage clandestin n'épargne aucune région de notre pays, et le Gbôklè n'est pas à l'abri de cette menace. J'invite à refuser toute cession de terres ou de forêts à des activités d'orpaillage clandestin, et à signaler aux autorités compétentes toute tentative d'installation de tels sites », a conclu le ministre des Eaux et Forêts. De son côté, le directeur général de KAMIS-CI S.A., Martin Christophe, a affirmé l’engagement de son entreprise à concilier performance économique, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations.

La journée s’est achevée par la visite de la pépinière de Safa-Manois et le lancement officiel du planting d’arbres à Jackson Carrefour.

B.V.

Correspondant régional