San-Pedro / Koné Moussa, député élu RHDP : « Je m’engage à être un député proche de sa population... »
Elu député de la circonscription n°173 regroupant les sous- préfectures de San-Pedro, Gabiadji et Doba, Koné Moussa signe une victoire politique majeure dans une zone historiquement acquise au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Portée par une forte proximité avec les populations et un discours axé sur le développement, cette élection marque un tournant dans l’équilibre politique local. Dans cet entretien, le nouveau député analyse les ressorts de son succès et dévoile les priorités qu’il entend défendre à l’Assemblée nationale au service des populations en province.
Quel sens donnez-vous à cette victoire lors des législatives 2025 ?
Avant toute chose, je tiens à vous remercier d’avoir fait le déplacement afin que la nation ivoirienne, et même au-delà, comprenne ce qui s’est réellement passé lors de cette élection législative de 2025. Cette victoire est avant tout celle des populations des sous-préfectures de Gabiadji, Doba et San-Pedro, réunies au sein de la circonscription électorale n°173. Elles ont voulu le changement, elles ont entendu notre message et y ont adhéré. Après plusieurs décennies, cette circonscription revient au Rassemblement des houpouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). C’est pour moi un sentiment de joie, de satisfaction mais surtout de responsabilité.
Les urgences pour votre circonscription seront lesquelles ?
Nous sommes dans une zone forestière fortement arrosée. Les premières urgences concernent les routes et pistes rurales souvent difficilement praticables. Il y a également un besoin important en adduction d’eau potable, car les équipements existants restent insuffisants. A cela, s’ajoutent les infrastructures scolaires et sanitaires, notamment face à la surcharge des effectifs et au manque de centres de santé. Nous tenons à lutter pour une préoccupation légitime. Compte tenu de son importance démographique et géographique, Gabiadji mérite pleinement le statut de commune. Avec les prochaines élections municipales et régionales, nous nourrissons l’espoir que cette situation évolue rapidement. Nous en ferons un plaidoyer fort car la communalisation est un levier essentiel du développement local.
Comment comptez-vous porter toutes ces préoccupations à l’Assemblée nationale ?
Le député n’est pas un agent de développement au sens strict mais il est un porte-voix des populations. A l’Assemblée nationale, nous participons au vote du budget. Lorsque les besoins de notre circonscription ne sont pas suffisamment pris en compte, il est de notre devoir de les défendre afin qu’ils soient intégrés. Une fois les lignes budgétaires obtenues, leur mise en œuvre revient aux structures locales, notamment au Conseil régional où je m’impliquerai personnellement. Je rappelle que je suis un fils de Gabiadji et ancien enseignant. J’ai exercé dans plusieurs localités de la zone, ce qui me permet de bien connaître les réalités du terrain. J’ai mis en place un staff de proximité, indépendant des structures classiques du parti afin d’assurer un lien permanent avec les populations lorsque je serai absent. Ma suppléante jouera également pleinement son rôle. Histoire de rester en contact constant avec la base et à rendre régulièrement compte de mon action parlementaire.
Un message particulier à vos mandants ?
Je m’engage à être un député proche de sa population, présent dans les moments de joie comme dans les moments difficiles. Je demande aux populations de nous observer, d’évaluer notre mandat et de faire la comparaison avec ce qui a été fait auparavant. Nous voulons être des députés utiles et accessibles. L’élection est désormais derrière nous. Je serai le député de tous, de ceux qui ont voté pour moi comme de ceux qui ne l’ont pas fait. Il n’y aura aucune animosité. Nous devons désormais nous unir pour le développement dans la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
B.V.
Correspondant régional





