San-Pedro / Agroforesterie de Monogaga : Les Winnins luttent pour une cause noble
Réunis, le mercredi 20 mai 2026 à Cantondougou, sous-préfecture de San-Pedro, les chefs de villages et de tribus autochtones, accompagnés des présidents de jeunesse et des femmes du peuple Winin, ont dénoncé les « informations mensongères » diffusées sur les réseaux sociaux au sujet du projet agroforestier et écotouristique de Monogaga conduit par la Roots Wild Foundation.
Dans une déclaration lue par Stéphane Bodou, chef du village de Doulayeko et porte-parole du collectif, les populations ont rejeté les accusations d’expropriation des terres, affirmant que le projet avance bien.
« Nous voulons aussi mettre en garde nos frères et sœurs qui s’adonnent à ces publications mensongères et diffamatoires dans le but de perturber l’avancée du projet, de salir l’image de la Roots Wild Foundation, de son président ainsi que des autorités administratives, tout cela pour des intérêts personnels et illégaux.
Nous les connaissons, et nous considérons cette déclaration comme un dernier avertissement. Si ces agissements continuent, ils seront ouvertement dénoncés », a prévenu le porte-parole lors de la conférence de presse.
Les populations riveraines impactées par ledit projet, affirment avec responsabilité que ce projet agroforestier et écotouristique est un projet salvateur pour le peuple Winnin. Les responsables communautaires ont également indiqué que les villages ont obtenu l’autorisation de réaliser un lotissement de 10 hectares par village sur la côte afin de protéger les populations contre l’avancée de la mer.
Les chefs traditionnels ont réaffirmé leur soutien à Bilal Hallal, président de la Roots Wild Foundation, présenté comme « leur fils et leur porte-parole », tout en invitant les médias et observateurs à se rapprocher directement des populations pour connaître la réalité sur le terrain.
Tout en espérant qu’avec le nouveau ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, avec qui elles sont convaincues que ce projet connaîtra encore plus d’avancées pour le bonheur de nos populations. Cette demande qui leur avait été faite par ces villages depuis l’année 2017, mais qui avait toujours été refusée à cause du statut de forêt classée de Monogaga.
Aujourd’hui, grâce à ce projet, cette situation a enfin trouvé une solution. Bien au contraire, c’est grâce au travail de la Roots Wild Foundation qu’après plus de 50 années de classement de cette forêt, que l’Etat de Côte d’Ivoire a accepté d’octroyer aux populations autochtones plus de 13.000 hectares d’enclaves.
B.V.
Correspondant régional





