Il croyait s’en tirer facilement quand il a décidé de se retirer de la Cour pénale internationale. Pierre N’kuruziza n’a pas suffisamment pris la mesure de sa décision. Aujourd’hui, les faits le rattrapent. Les juges de la Cour pénale internationale ont autorisé l'ouverture d'une enquête sur la situation au Burundi, devenu fin octobre le premier pays à quitter la CPI, concernant des crimes contre l'humanité présumés.
Dans une décision rendue sous scellés le 25 octobre, la CPI "a autorisé le procureur de la CPI à ouvrir une enquête sur des crimes relevant de la compétence de la Cour qui auraient été commis au Burundi ou par des ressortissants burundais à l'extérieur de leur pays depuis le 26 avril 2015 et jusqu'au 26 octobre 2017", a indiqué jeudi le tribunal dans un communiqué, estimant qu'au moins 1.200 personnes auraient été tuées. A malin malin et demi. Peut-être qu’il devra prendre des cours de droit et particulièrement les cours de droit international. Parce que quand on a assez violé les droits de l’Homme de façon massive et grave, quand on a fait subir des traitements inhumains, cruels et dégradants à ses concitoyens, et qu’on s’est rendu coupable de crime contre l’humanité, on doit s’attendre à y répondre. Sortir la CPI ne saurait être la solution.
A.K. avec Voa