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Une mission destinée à lutter contre l'exploitation illégale de l'or s'est transformée en tragédie. Le jeudi 30 juillet 2026, le Maréchal des Logis Stéphane Soumahoro Tando a trouvé la mort par noyade dans les eaux du fleuve Bandama, à Alai-Yaokro, alors qu'il participait à une opération de démantèlement de sites d'orpaillage clandestin. Un drame qui rappelle le prix parfois payé par les forces de sécurité dans leur combat contre ce fléau.

Le fleuve Bandama est devenu le théâtre d'un terrible drame. En pleine intervention menée par la Gendarmerie nationale contre des exploitants clandestins installés sur le fleuve, le Maréchal des Logis Stéphane Soumahoro Tando, en service à l'Escadron de Divo, a perdu la vie sous les yeux impuissants de ses compagnons d'armes.

Selon les premiers éléments recueillis, les gendarmes étaient engagés dans une vaste opération de destruction des dragues utilisées pour l'extraction illégale de l'or. Au moment de neutraliser l'une de ces embarcations, le sous-officier aurait tenté de l'accoster à l'aide d'une corde. Mais la puissance du courant du Bandama ne lui a laissé aucune chance. En quelques instants, il a été entraîné par les eaux avant de disparaître dans les profondeurs.

Malgré les tentatives désespérées de ses collègues pour le secourir, le gendarme est resté introuvable. L'alerte a immédiatement été donnée, déclenchant un important dispositif de recherche.

Pour augmenter les chances de retrouver la victime, les autorités ont ordonné l'arrêt des turbines du barrage de Kossou afin de réduire le débit du fleuve. Une décision exceptionnelle destinée à faciliter les opérations de secours.

Face au manque de moyens nautiques adaptés du Groupement des Sapeurs-Pompiers Militaires (GSPM) de Yamoussoukro, des pêcheurs traditionnels du village ont été sollicités pour prêter main-forte aux forces de l'ordre. Pendant plusieurs heures, ils ont fouillé les eaux du Bandama dans l'espoir de retrouver le militaire.

Les recherches ont finalement pris une tournure tragique. Le corps sans vie du Maréchal des Logis Stéphane Soumahoro Tando a été repêché plus loin, au niveau du village d'Allé, dans la sous-préfecture de Bouaflé, mettant un terme à une longue attente empreinte d'angoisse.

Au-delà de l'émotion suscitée par cette disparition, ce drame met en lumière les risques extrêmes auxquels sont confrontées les forces de défense et de sécurité dans leur lutte contre l'orpaillage clandestin. Souvent associé à la destruction des forêts, à la pollution des cours d'eau et aux atteintes portées aux communautés riveraines, ce phénomène expose également les agents de l'Etat à des dangers permanents, parfois au prix de leur vie.

La disparition du Maréchal des Logis Stéphane Soumahoro Tando rappelle avec brutalité que derrière chaque opération contre l'orpaillage illégal se cachent des interventions à haut risque, où la moindre erreur ou la force de la nature peut transformer une mission de service public en tragédie nationale.

A.K.