Côte d’Ivoire / Litige foncier à Angré / 2 villas témoins détruites : Le ministère de la Construction accusé
Abus d’autorité ou erreur ? En tout cas, seule la vérification exigée par le lotisseur de Djibi Nord Parcelle Famille Djigbenou à Angré 9ème tranche, pourra situer l’opinion sur la destruction des deux villas témoins construites par des partenaires italiens. En effet, après avoir loti plusieurs ilots et lots de plusieurs familles Marc Maxime Djigbenou a reçu en échange, des paiements en espèces pour certains et des lots pour d’autres. « J’ai installé certains de mes acquéreurs sur l’ilot 13 et j’ai donné mon accord pour participer à une petite promotion immobilière que m’a proposée une partenaire d’affaire. Ma participation devait se traduire par la mise à disposition du partenariat de deux lots sur le même ilot 13 pour la construction de deux villas témoins, et un petit site pour la construction de 25 logements dans une technologie italienne, toute nouvelle en Côte d’Ivoire. Cette première tranche devait constituer l’opération pilote. j’ai donné les lots 100 et 102 de l’ilot 13 pour la construction des deux villas témoins et j’ai engagé la procédure d’obtention des arrêtés de concession définitive ACD de l’espace qui doit recevoir les (25) vingt-cinq logements ci-joints en pièces N°2 les copies des reçus du Ministère de la Construction », explique-t-il. C’est ainsi que sur l’ilot 13, les Italiens à bâti les deux maisons témoins. Mais sa surprise, c’est quand au mois de septembre 2015, « une grosse machine débarque avec des policiers et se met à briser la deuxième villa témoin dont les murs étaient déjà au chainage. La raison que Monsieur Diallo Issa Responsable du Service des Démolitions du ministère de la Construction et de l’Urbanisme nous a donné c’est que nous sommes en train de construire sur la route. Nous avons sorti le plan de lotissement approuvé de Djibi Nord Parcelle Famille Djigbenou pour qu’ils voient bien qu’il n’y a aucune route à cet endroit, et que là il s’agit du lot 102 de l’ilot 13. Mais ils ont pris le temps de finir la démolition et puis il nous a dit qu’ils vont faire vérifier le plan au ministère de la Construction et que nous allions nous revoir », poursuit le lotisseur. Mais se revoir, il n’en a pas été question quand, le jeudi 21 avril 2016 dernier, les mêmes services du ministère de la Construction sont venus casser la première maison témoin, sans sommation ni mise en demeure. « À chaque fois ils nous ont pris par surprise. Sans procédure », dénonce Marc Maxime Djigbenou. Alors que les deux maisons témoins ont été construites sur les lots 100 et 102 de l’ilot 13 du lotissement Djibi Nord Parcelle Famille Djigbenou approuvé par arrêté de du ministre de la Construction et de l’Urbanisme N°00492/MCU/DU/SDAF du 17 Avril 2001. Mais chose curieuse, une autre société immobilière qui a construit sur le même site, qui plus est, se trouve sur le plan d’une route, n’est pas inquiétée. Ni le lotisseur ni Dr Coulibaly Mamadou, une victime, ne peuvent comprendre « cette injustice ». Aussi, appellent-ils les services du ministère de la Construction à procéder à la vérification. « Si la loi doit s’appliquer, qu’elle s’applique à tous. En tant que citoyen ivoirien, je refuse que la décision du ministère de la Construction soit sélective », accuse la victime dont la maison a été détruite.
A.K.